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Les 20 et 24 juin, ça va pâturer !

Les 20 et 24 juin 2019, les Chambres d’agriculture de Normandie proposent 2 rallyes Pâturer Plus, pour découvrir des techniques et aménagements pour pâturer plus et mieux ! Quatre exploitations sont ainsi à découvrir !

© CRAN

Quel est le principe d’un rallye Pâturer plus ?

Pour chaque demi-journée, 2 visites d’exploitations sont proposés successivement. L’objectif ? Concentrer son attention sur les pratiques des éleveurs pour augmenter ou optimiser le pâturage de leurs animaux. Une dizaine de techniques ou aménagements pourront ainsi être abordés sur la journée : rythme de pâturage (tournant, au fil, en paddocks), suivi de la pousse de l’herbe, choix des espèces prairiales (prairies multi-espèces, chicorée), aménagements parcellaires (chemins, clôtures, abreuvement, traversée de route), croisement de races… De quoi repartir avec plein d’idées à transposer chez soi, dont voici un aperçu !

 

Aménagement de chemins et traversée de route pour les vaches

L’ouverture de chemins redessine souvent  les parcelles et la circulation des animaux. Traverser une route permet d’augmenter la surface de pâturage. Pour le GAEC de Courteil (Saint Omer – 14) qui pâture 365 jours par an, pour le GAEC des Marnières (Bellou sur Huisne - 61) et le GAEC des Noës Lefoyer (Saint Philbert sur Orne - 61), la création de chemins et l’aménagement de passages pour traverser les routes étaient nécessaires pour permettre un pâturage maximal. Calcaire, cailloux, béton…, à chacun sa technique. Qu’il s’agisse d’une fabrication « maison » ou via un entrepreneur, cet investissement est un incontournable des exploitations qui veulent miser sur le pâturage.

Un pâturage rationné et raisonné

Pour maximiser le pâturage, le parcellaire est découpé et proportionné pour offrir une part d’herbe quotidienne aux animaux. Si certains producteurs optent pour un découpage de paddocks « fixe » (plusieurs paddocks de même taille), certains gèrent le pâturage « au fil », comme chez Gilles SOUVRE (Préaux du Perche – 61), ou encore avec des parcelles de jour et des parcelles de nuit, comme au GAEC des Marnières (Bellou sur Huisne - 61).

 

Un 1er vêlage à 28 mois avec des rations produites sur la ferme

Pour limiter le chargement d’un système, on peut jouer sur le nombre de génisses. Plus les génisses vêlent tôt, plus le nombre d’animaux « improductifs » est limité. Chez Gilles SOUVRE (Préaux du Perche – 61) et au GAEC des Marnières (Bellou sur Huisne - 61), l’objectif au 1er vêlage est fixé à 28 mois, avec des rations entièrement produites sur la ferme. « Tout se joue les 6 premiers mois de l’animal : il faut suivre la croissance des génisses et ne pas lésiner sur la qualité des fourrages, comme sur la quantité de concentrés distribuée ». Certains éleveurs, comme au GAEC de Courteil (Saint Omer – 14) élèvent les veaux dehors, dès leur plus jeune âge.

 

Choisir la flore de ses prairies

Que les mélanges de semences prairiales soient « faits maison » ou achetés tout prêt, l’important est d’être vigilant au choix des espèces et des variétés qui seront implantées. Alors qu’au GAEC des Marnières (Bellou sur Huisne - 61) les mélanges sont achetés tout prêts, Gilles SOUVRE (Préaux du Perche – 61) préfère faire son propre mélange. Semer une prairie n’est pas évident : en ligne, à la volée, sous couvert, comme au GAEC des Noës Lefoyer (Saint Philbert sur Orne - 61) à chacun sa préférence ! En zone séchante, comme chez Gilles SOUVRE (Préaux du Perche – 61), l’affouragement en vert est pratiqué l’été, pour permettre aux vaches de consommer de l’herbe fraiche. D’autres comme le GAEC de Courteil, implantent de la chicorée, de la fétuque et du dactyle pour créer des prairies plus résistantes à la sécheresse.

 

Le croisement de race : un levier pour pâturer plus

Certaines races sont plus adaptées au pâturage que d’autres : leur plus petit gabarit en fait des animaux plus légers, qui abiment moins les parcelles en conditions plus humides. On peut également opter pour le croisement de race pour augmenter la rusticité de son troupeau, pour avoir de « meilleures pattes » et aller chercher l’herbe un peu plus loin, pour mieux valoriser l’herbe ingérée, pour augmenter les taux… Si le GAEC de Courteil (Saint Omer – 14) et le GAEC des Noës Lefoyer (Saint Philbert sur Orne – 61) font du croisement de race, Gilles SOUVRE (Bellou sur Huisne – 61) souhaite poursuivre son travail génétique sur ses Prim’Holstein, alors que le GAEC des Marnière (Bellou sur Huisne – 61) commence une absorption du troupeau Prim’Holstein par des Brunes des Alpes.

Rendez-vous aux Rallyes Pâturer Plus

Orne - Jeudi 20 juin
- 13h30 : Accueil chez Gilles Souvre  (Préaux-du-Perche). Pâturage 8 mois par an, affouragement en vert l’été, 1er vêlage à 28 mois, 70 vaches à 7 000 l/vache, méteil hyper-protéagineux ensilé avant semis de maïs
- 15h15 : Accueil au Gaec des Marnières (Bellou-sur-Huisne). Pâturage 10 mois par an, au fil, traversée de route, parcelles de jour et de nuit, chemin calcaire, 75 vaches à 6 000 l/vache, prairies multi-espèces
Contact : Amandine Guimas - 06.30.57.52.78
amandine.guimas@orne.chambagri.fr




Calvados et Orne - lundi 24 juin
- 13h45 : Accueil au Gaec des Noë Lefoyer (Saint-Philbert-sur-Orne - 61). Ferme en AB, grand changement de système (passage de 22 à 41 ha de pâture), traversée de route, chemins, semis de prairies sous couvert de pois + féverole, croisement de race
- 15h45 : Accueil au Gaec de Courteil (Saint-Omer - 14). Ferme en AB, système maxi pâturage, adaptations à la zone séchante, chemins, barrières canadiennes, autonomie alimentaire totale avec production des concentrés.
Contact : Thierry Metivier - 06.30.22.13.90
t.metivier@calvados.chambagri.fr
Entrée libre (sans inscription), fléchage depuis le centre-ville

Programme complet et détails disponibles sur :
http://www.normandie.chambres-agriculture.fr/tout-lagenda/

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