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Bienvenue à la ferme
Les agriculteurs rencontrent leur public

Le printemps de bienvenue à la ferme s’est déroulé le week-end dernier. 101 fermes normandes ont ouvert leurs portes au public.

Au printemps de Bienvenue à la ferme, il y en a pour tous les goûts. Veaux, vaches, cochons, poules, moutons ou chevaux ont néanmoins plus de succès auprès des plus jeunes. Et si l’accueil du public se professionnalise, certains affirment leur métier d’agriculteur. C’est le cas d’Eric Maertens, installé à Douville-en-Auge (14). A l’entrée de son exploitation un panneau indique : “la ferme est notre lieu de travail. Nous vous accueillons pour vous faire découvrir notre métier d’agriculteur et l’origine des produits que l’on mange”. Cependant, l’accueil du public ne s’improvise pas. Avec la ferme comme scène et les animaux comme comédiens, l’éleveur laitier fait son show à sa manière. D’ailleurs, on ne parle pas d’Eric Maertens l’agriculteur, mais d’Eric le fermier. Pour les photographies, l’homme a le sens de la pose. En témoigne sa présence régulière dans les médias. Et l’agriculteur se défend d’être une ferme d’animation. “L’âne est notre mascotte car c’est le seul animal qui reste sur la ferme. Nous sommes bien là pour produire. La notion d’abattoir est donc évoquée”. En orateur, l’agriculteur choisit ses mots. Il évitera le terme farine : “je n’utilise pas ce mot, même si je broie des céréales pour nourrir. Il reste trop négatif pour le public”. Pour Eric Maertens, l’accueil du public reste un plaisir source de revenu. “C’est le plus rentable à l’heure travaillée. Je crois que les vrais agriculteurs doivent prendre ce marché”. Le printemps de Bienvenue à la ferme se joue aussi en coulisse.
V.M.

Un concours « orienté » !

 

 Tous les chemins ne mènent pas aux adhérents de Bienvenue à la ferme ! Les responsables du réseau ont donc lancé un concours. Le but : valoriser la signalisation et le logo. A ce petit jeu, la ferme d’Orgères (61) a remporté le trophée de la fleur en or. “Nous sommes allés dans des fermes du réseau en Bretagne. On a remarqué que les fléchages n’étaient pas toujours très visibles. Nous avons donc soigné nos panneaux. Et les clients ne nous disent jamais qu’ils ont eu des difficultés pour nous trouver”, témoignent Rémi et Bernadette Fouquet. A noter : l’installation de panneaux nécessite une autorisation de la DDE. “Et dans nos champs, nous avons le droit à deux affichages de 1 m sur 1,5 m”.

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