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Fourrage
Les bases du calcul de l’achat et vente de maïs sur pied

La reconstitution des stocks fourragers passe dans un certain nombre de situationspar des demandes d’achats de maïs et donc des transactions afin de reconstituer les stocks.

Le maïs fourrage doit sa valeur nutritionnelle à sa richesse en grains.
Le maïs fourrage doit sa valeur nutritionnelle à sa richesse en grains.
© DR

Le calcul du prix de vente (ou achat) du maïs sur pied repose sur le principe d’équivalence entre le produit de la vente du fourrage sur pied (récolte à la charge de l’acheteur) et le produit que pourrait obtenir le vendeur s’il récoltait sa parcelle en grain et vendait sa récolte. Cette méthode n’est pas un barème officiel mais un guide de négociation qui permet aux deux parties d’estimer la transaction au prix le plus juste.

Première étape : estimer le rendement en grain
Le maïs fourrage doit sa valeur nutritionnelle à sa richesse en grains. La conservation et la valorisation du maïs fourrage sont optimales lorsque la teneur en MS est entre 30 et 35 %. L’évolution de la matière sèche du grain détermine l’évolution de la teneur en matière sèche du fourrage. On considère qu’un maïs doit avoir au moins 1 500 grains/m² pour que sa valeur alimentaire et sa conservation soient correctes. Cela correspond à un rendement grain de 35 - 40 q/ha. En dessous de ce niveau, rien ne peut être garanti.

L’idéal serait de peser les remorques et de faire des analyses pour connaître le rendement de la parcelle. A défaut, une estimation du nombre de grains par m² permet de préciser le potentiel grain des parcelles. Il faut compter sur au moins 3 fois 10 m linéaires le nombre d’épis présents et sur au moins 3 fois 20 épis successifs le nombre de rangs et de grains par rang. Ensuite il faut convertir le
rendement grain en rendement fourrage. Pour un maïs de morphologie “normale”, la correspondance suivante est couramment admise : tableau 1.

Deuxième étape : calculer le prix
Il s’agit de trouver un accord entre le vendeur de grain qui recherche un produit par ha et l’acheteur de fourrage qui raisonne à la matière sèche et qui peut éventuellement contrôler le poids de matière verte acheté. Il convient d’évaluer le produit brut grain par hectare qui correspond au prix payé au producteur (net de taxes et de séchage) multiplié par le rendement grain. A ce produit brut, il faut ajouter une plus-value pour l’enlèvement des pailles (120 à 140 euros/ha) et déduire les frais non engagés par le producteur-vendeur, à savoir la récolte grain et le broyage des pailles (150 à 180 euros/ha) ainsi que le transport (40 euros/ha).

Exemple
Pour un rendement estimé à 95 qx/ha et un prix payé au producteur de 9 euros/q (net de taxes et de séchage) le prix de la transaction est de :
(9 euros multiplié par 95 q) + 140 – 160 - 40 = 795 euros/ha soit environ 50 euros/T MS
Cet exemple est donné à titre indicatif pour aborder la négociation. En aucun cas il ne s’agit d’une règle absolue et chacun a libre choix d’évoluer autour de cette trame. La qualité du fourrage récolté peut être pris en compte dans le calcul selon la richesse en grain et la qualité de l’appareil végétatif. Le prix de la tonne de matière sèche pourra ainsi varier de 50 à 55 euros. La variabilité des situations nécessite une visite minutieuse des parcelles.

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