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Les Blondes d’Aquitaine, une affaire de famille au Gaec Girard

Pascal Girard inscrit ses Blondes d’Aquitaine au concours interdépartemental de la race, ce week-end à Ferme en fête. En piste, six animaux, dont cinq femelles issues de la même souche. Portrait d’une exploitation qui travaille en famille, de la stabulation à la boucherie.

© JP

Dans la famille Girard, je demande Pascal
Pascal Girard se décrit comme « un Beauceron qui élève des vaches du sud-ouest en Normandie ». Il s’installe en individuel en 1995. « J’ai créé le cheptel. En 1996, j’ai acheté 25 Blondes d’Aquitaine. » L’éleveur opte pour cette race car il aime son style, ses vêlages faciles et ses qualités de boucherie. « C’est la Formule 1 de la vache allaitante. » En 2000, sa femme Angélique le rejoint, ils créent le Gaec.
Toutes les femelles sont gardées, élevées et engraissées à l’exploitation. Pour apporter du sang neuf, Pascal Girard « achète des taureaux en station raciale, parfois en copropriété avec un voisin ». Les génisses vêlent à 3 ans. « La Blonde est une race tardive. Il faut lui laisser le temps de faire du gabarit. » Les bovins sont nourris avec une ration « qui ne coûte pas cher, mais qui se donne dans la durée. Elle établit grâce aux pesées régulières effectuées avec le contrôle de croissance ». La recette : maïs ensilage et enrubannage de luzernes, autoproduits. Son coût : 1,80 euro par jour et par vache. 

Dans la famille Girard, je demande le mari de la cousine d’Angélique
Le couple compte 100 vêlages par an et mise sur 50 % de femelles. Depuis six ans, Pascal et Angélique font partir 45 vaches par an, soit pas loin d’une par semaine. Ils travaillent uniquement avec le boucher de Saint-Sansom-de-Bonfossé (50). « J’ai connu David Malenfant en réunion de famille. Son épouse, Sophie, est la cousine d’Angélique. Elle est aussi la marraine de notre fille Marie. Lors du baptême de Marie, Sophie et David ont vu les animaux en engraissement. » Ils décident d’essayer de travailler ensemble. « On a trouvé un moyen de transport pour emmener les bêtes à l’abattoir », précise Angélique Girard.
L’éleveur et le boucher ont trouvé leur rythme de croisière en flux tendu. Une vache donne trois ou quatre veaux, « le gros des ventes se fait entre 5 et 7 ans. La viande de la Blonde d’Aquitaine ne se déclasse pas ». Les prix ne sont pas renégociés de semaine en semaine, la régularité est le maitre mot du système : « 550 kg de carcasse, au prix de 5,20 euros le kilo ». Et chacun s’y retrouve. Pourquoi travailler avec un boucher ? « Mon grand-père fournissait des boucheries en région parisienne, mon père aussi », raconte Pascal Girard.

Dans la famille Girard, je demande Marie
L’éleveur est membre du conseil d’administration de l’Aseban (Association de syndicats des éleveurs de Blondes d’Aquitaine de Normandie). « Ferme en fête est l’occasion de présenter notre syndicat et les élevages au public. La Blonde d’Aquitaine est la deuxième race à viande du département. » Marie, 6 ans, la dernière de la fratrie, présente Noisette, sœur jumelle de Nougatine, au concours petit éleveur de Ferme en fête. Les deux génisses sont les dernières nées de Bambara. La vache de 11 ans, qui a déjà eu des jumeaux, concourt aussi à Ferme en fête. Gladys, fille de Bambara, est inscrite dans la catégorie vache gestante. Mélodie, fille de Gladys et petite-fille de Bambara, est en lice dans la section génisse d’un an. Hercule, lui, sera présenté dans la catégorie taureau adulte. « Il s’agit de notre 8e participation à Ferme en fête. On y va pour l’ambiance et l’esprit de famille. »

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