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Elevage
Les boucles des bovins adoptent l’électronique pour simplifier la vie des éleveurs !

Depuis quelques mois tous les éleveurs de bovins de Normandie peuvent commander des boucles électroniques pour leurs animaux.

Cette démarche volontaire permet d’utiliser les boucles officielles comme identifiant des animaux dans les automates de l’exploitation (DAC, DAL, robot, bascules…). Elle a pour objectif de conjuguer la traçabilité individuelle des bovins avec la simplification du travail de l’éleveur et des intervenants de la filière (centres d’allotement, abattoirs, …).


Un principe technologique simple

La boucle électronique, qui extérieurement ressemble à s’y méprendre à une boucle “conventionnelle”, contient dans sa partie femelle une puce sur laquelle est encodé le numéro d’identification officielle de l’animal. Cette puce communique par ondes radio avec un lecteur lui transmettant le numéro de l’animal. La distance de lecture est d’environ 70 - 80 cm avec un lecteur fixe (présent dans des automates type DAC ou DAL ou dans des couloirs de contention) et 30- 40 cm avec un lecteur portable.Deux technologies normées ISO sont disponibles pour les boucles électroniques : HDX et FDX, le choix entre ces deux standards doit se faire en fonction des technologies des lecteurs installés sur l’exploitation.

Quelques règles de mise en œuvre

Avant d’envisager la commande de boucles, il est essentiel de vérifier la compatibilité entre les automates présents sur l’exploitation et l’un ou les modèles de boucles (HDX et FDX) proposés.Quelques règles sont ensuite à respecter par les éleveurs dans la mise en œuvre de l’identification électronique :

- la boucle électronique doit être posée sur l’oreille gauche ;

- les éleveurs s’engagent à boucler tous les veaux naissant ;

- ils peuvent reboucler avec une boucle électronique tout ou partie des animaux déjà présents sur l’exploitation ;

- comme pour les boucles conventionnelles toute boucle électronique qui tombe doit être remplacée à l’identique dans les meilleurs délais ;- la pince pour poser les boucles électroniques doit être celle préconisée par le fabricant.


De nombreuses applications possibles

La lecture des boucles électroniques peut être valorisée en élevage :

- via les automates : distributeurs de lait, de concentrés, robot ;

- via des portes de tri ;

- via des outils de pesée ;- en entrée de salle de traite pour ensuite afficher des alertes (traitements, chaleurs …) ;

- avec un lecteur portable pour ensuite enregistrer des interventions sanitaires ou autres.

Cette boucle se substitue aux identifiants “constructeurs” et peut faire fonctionner différents automates tout au long de la vie de l’animal.Retrouvez toutes ces applications dans un film réalisé en élevages, disponible sur internet à l’adresse suivante :www.inst-elevage.asso.fr/ spip.php?article19067Avant d’investir ou de renouveler des distributeurs automatiques ou des matériels de traite, pensez à vous renseigner sur la boucle électronique auprès de votre organisme en charge de l’identification.

Témoignages d’éleveurs utilisateurs

G. Chantepie, éleveur de vaches allaitantes et taurillons à St-Hilaire le Chatel (61)

Ce jeune éleveur a intégré un projet pilote “Electronique” mené à l’échelle du Grand Ouest et teste des boucles électroniques dans son élevage depuis 2008.

Qu’est ce qui vous a motivé dans la démarche Identification électronique ? J’ai toujours eu le goût de l’innovation. Ma coopérative m’a donc proposé de devenir testeur de boucles électroniques sur mes taurillons.

Quelles sont les applications mises en œuvre sur l’exploitation ? Au delà de la valorisation par l’aval de la filière (centre d’allotement et abattoir), j’ai souhaité en tirer partie dans la pesée de mes taurillons en équipant une vieille bascule de barres de pesée et d’un lecteur de boucles électroniques. Aujourd’hui tous les broutards achetés ou nés sur l’exploitation sont équipés d’une boucle électronique et lors du passage en bascule, un boîtier associe pour chaque animal l’information du lecteur de boucles et le résultat de la pesée automatique et stocke le résultat.

Qu’en retirez vous au quotidien ? Avant, il me fallait une minute par animal pour gérer les poids et tout noter dans mon cahier. Aujourd’hui il me faut deux fois moins de temps. Le gain de temps est très appréciable. Je pèse donc régulièrement mes animaux pour trier ceux à vendre.

Quelles sont les évolutions prévues ? Avec le boîtier de pesée je pourrais demain valoriser ces données pour avoir des courbes de croissance et des suivis de lot.


Jérôme Chapon en GAEC, éleveur laitier et taurillons à Notre Dame de Cenilly (50)

Le GAEC est composé de 3 associés avec un cheptel de 130 vaches laitières et une production de 130 taurillons. En dehors du projet pilote “Electronique” mené à l’échelle du Grand Ouest, c’est un des premiers élevages de la Manche à s’équiper avec la boucle électronique officielle.

Qu’est qui vous a motivé dans la démarche d’identification électronique ? Nous utilisons l’identification électronique mais non officielle depuis 2007 avec un DAL et un DAC. Il fallait que je rachète des identifiants et je savais que l’on progressait du côté de l’identification électronique officielle. Après m’être renseigné auprès du service identification de mon département, je n’ai pas hésité puisque le coût était moins cher pour la même utilisation et efficacité. En plus, je me simplifie le travail puisque je ne pose que des boucles officielles.

Quelles sont les applications mises en œuvre sur l’exploitation ? Dès la naissance des veaux, nous l’utilisons pour le DAL et ensuite avec les vaches pour le DAC. L’objectif à court terme est d’utiliser cette identification en salle de traite avec notre roto. Jusqu'à aujourd’hui, je n’ai pas eu d’investissements supplémentaires à faire, le matériel de lecture que j’utilisais est compatible.

Quelles sont les évolutions prévues ? L’utilisation en salle de traite avec pourquoi pas l’imagerie (un écran plat de télévision) pour le passage des consignes mais aussi consulter les alertes sanitaires et remplacer le traditionnel tableau à l’entrée de la salle de traite.

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