Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Les Chanu cherchent un terrain d’entente pour leur îlot

Caroline et Benoît Chanu possèdent un îlot de 10 ha, situé à 25 km de leur exploitation. Il y a un an, ils ont passé une annonce sur le site echangeparcelle.fr. Depuis, ils espèrent des propositions et lancent un appel aux fournisseurs.

© JP

ll « En ensilage, on compte une benne au kilomètre pour que la machine tourne en continu. Si on est à 10 km, il faut 10 bennes. » Le calcul est simple pour Caroline Chanu, installée en Gaec avec son mari Benoît à Valdallière. Le couple dispose de 51 ha autour du corps de ferme et 10 ha situés au Mesnil-Clinchamps, à 25 km de l’exploitation, hérités des parents de Caroline.

Petites routes et gros matériel
« Nous cultivons 6 ha sur les 10, c’est ce qui correspond à la partie labourable. Mais rouler 25 km pour rapporter du maïs, ce n’est pas envisageable. Les routes de campagne sont petites et le matériel de plus en plus gros. Nous faisons faire le travail par une ETA afin d’y aller le moins possible en tracteur. » De même pour l’épandage, pas question d’acheminer du lisier. « Nous achetons de la fiente de poule. »
Alors, il y a environ un an, Caroline et Benoît Chanu ont déposé une annonce sur le site echangeparcelle.fr. « Nous avons mis tout l’îlot et précisé les 6 ha labourables. Créer l’annonce est assez simple. Le site est un
plus pour toucher d’autres personnes. »
Mais depuis, ils n’ont reçu aucun proposition d’échange. « J’avais vu que ça ne bougeait pas beaucoup dans le coin. Les personnes n’ont pas encore le reflexe internet. Il faut sensibiliser les jeunes », reconnaît Benoît Chanu. Du porte-à-porte
En amont, le mari et la femme ont démarché autour d’eux. « J’ai fait du porte-à-porte dans une vingtaine de fermes. Tout le monde est d’accord sur le principe mais personne n’a enclenché de démarche », regrette Benoît Chanu. En cause, selon les exploitants, le grossissement des fermes ou les terres en location dont les propriétaires pourraient ne pas être d’accord.

Ça marche avec la Chambre
Les Chanu n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Ils ont troqué, il y a trois ans, une parcelle grâce à la Chambre d’agriculture du Calvados. « Nous avons échangé, avec un voisin situé à 3 km, une parcelle de 4,3 ha contre une de 3,9 ha. Notre parcelle s’est rapprochée mais nous avons une route à traverser. On espère la modifier en incluant une troisième personne. » Et Caroline Chanu d’ajouter : « il faut savoir perdre d’un côté quand on gagne de l’autre ».

Mobiliser d’autres acteurs
« Les coopératives pourraient s’emparer du sujet, ainsi que les fournisseurs d’approvisionnement. Les commerciaux pourraient influencer les agriculteurs car ils sillonnent le secteur, vont dans les fermes et connaissent toutes les parcelles », concluent Caroline et Benoît Chanu.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité