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Les concours: un moyen d'évasion

Le rendez-vous est devenu incontournable pour les éleveurs de Limousine. La foire de Lisieux accueille une centaine de limousines en concours, les 20 et 21 février. Rencontre avec un habitué: Étienne Aubert. “Quand vous allez sur un concours, vous revenez gonflé à bloc !”

le but d'un concours c'est d'avoir un minimum de reconnaissance. Se rendre compte que son animal est loin d'être ridicule c'est la plus belle des choses
le but d'un concours c'est d'avoir un minimum de reconnaissance. Se rendre compte que son animal est loin d'être ridicule c'est la plus belle des choses
© MM

La foire des Lisieux est très appréciée des éleveurs. C'est une foire vieille de 19 ans. C'est un lieu d'échange, de partage pour les éleveurs. Cela permet aussi de montrer les magnifiques animaux que l'on possède sur le territoire normand”, explique Etienne Aubert, président du syndicat de la race Limousine du Calvados.

Cette foire, qui commence à avoir une forte notoriété, est un réel moyen de souffler pour les éleveurs. “C’est un changement de routine, on mange tous ensemble, il y a une excellente ambiance”.

Une panoplie qui attire

Le concours de Lisieux est aujourd’hui reconnu par les éleveurs. “On attire beaucoup de monde, la foire commence à être connue et les gens sont ravis de voir de beaux animaux”, souligne Etienne Aubert. Sur son exploitation, l’éleveur affiche une belle collection de plaques.  Objectif : vendre de la reproduction et accroître sa notoriété. “Pendant 15 ans, on a acheté des bêtes dans le Limousin. Aujourd'hui, nous sommes les vendeurs et eux les acheteurs”

Technique de dressage Souvignet

Participer à un concours est un investissement. Etienne Aubert utilise la méthode de dressage Souvignet. Méthode inventée par un français, elle est basée sur une intervention au sevrage. Elle passe par un respect de l'homme pour une meilleure manipulation de l'animal, sans l'excité. Pouvoir tenir l'animal à la corde sans excitation et risque d'accident est primordial. Un apprentissage de la marche s'en suit. Toutes les bêtes de Etienne Aubert sont attachées deux fois huit heures. “On apprend beaucoup sur le caractère de la vache”. Les bêtes sont totalement manipulables pour les concours et les risques d'accident sont donc quasi inexistants. “Beaucoup d'éleveurs ne le font pas, moi je dirais que oui. Vos bêtes sont totalement calmes et vous pouvez travailler beaucoup plus simplement” Il faut donc faire très attention lors d'achats de vaches ou taureaux.

Éviter les accidents

Une bonne préparation limite les risques. L’éleveur n’en recense qu’un seul. “Je ne faisais pas attention et je me suis pris un coup de sabot. C'était de ma faute, pas celle de la bête. J'ai mis 5 mois à m'en remettre”. Malgré cette mauvaise expérience, Etienne Aubert n'a jamais perdu son optimisme. “Je participe à des concours 7 à 8 fois dans l'année, c'est mon dada”. Même si le moral n'est pas dans la vague du moment, Etienne Aubert invite les éleveurs et le grand public à participer à cette fête. Rendez-vous ce week-end pour se laisser emporter par l'ambiance de la foire de Lisieux.

 


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