Aller au contenu principal

Les dernières précisions sur la PAC

La dernière réunion de session de la Chambre d’agriculture de l’Orne a fait le point notamment sur la déclinaison des soutiens du IIe pilier. 

La problématique phytosanitaire est une grande source d’inuiétude pour ns exploitations, souligne 
Jean-Louis Belloche (à droite). A gauche, Jean-Christophe Moraud, préfet de l’Orne.
La problématique phytosanitaire est une grande source d’inuiétude pour ns exploitations, souligne
Jean-Louis Belloche (à droite). A gauche, Jean-Christophe Moraud, préfet de l’Orne.
© (aD)

Les contours de la nouvelle PAC commencent à être mieux connus. Notamment en ce qui concerne le premier pilier, qui se décline avec des droits à paiement de base (DPB), bien plus faibles que les DPU actuels, mais complétés par des paiements verts et la surdotation aux 52 premiers hectares. Reste que ce premier pilier de la PAC subit une baisse globale budgétaire de l’ordre de 10 %. Une baisse dont l’impact est très variable selon les exploitations. Du fait de la convergence, celles qui avaient des DPU importants seront les plus pénalisées. “La baisse budgétaire se fera sentir dès le règlement des DPU de 2014, rappelle Jean Hirschler, chargé d’études économiques du réseau des Chambres d’agriculture de Normandie. Le nouveau budget s’applique dès cette année, bien que le nouveau dispositif de soutiens n’entre en vigueur qu’au premier janvier 2015”. 

Fini la PHAE
Du côté du deuxième pilier, en revanche, le budget augmente, mais ne pourra pas compenser les pertes de budget du premier pilier. L’enveloppe ICHN (indemnités compensatoires de handicaps naturels) est revalorisée de 15 %. Mais c’est la fin de la PHAE (Prime herbagère agroenvironnementale) dont bénéficiaient beaucoup d’exploitations ornaises. L’ICHN ne pourra pas prendre pleinement le relai de la PHAE, car elle est soumise au zonage de handicap naturel. Une révision du zonage selon les nouveaux critères serait favorable à l’Orne. Mais celui-ci ne doit pas se faire avant 2018

L’Etat touche le fonds

Les Chambres d’agriculture seraient trop riches, et l’Etat si pauvre, qu’il lorgne sur le pot de miel du fonds de roulement des institutions consulaires. Dans le projet de loi de finance rectificative, l’Etat envisage en effet de ponctionner la trésorerie des Chambres, au-delà de 90 jours de couverture des besoins. Le seuil est jugé suffisant pour assurer leurs besoins et leur pérennité. Le problème est national et l’APCA (Assemblée permanente des Chambres d'agriculture) s’est déjà positionné contre cette mesure qui pénalise les structures ayant adopté de bonnes mesures de gestion. “Pour appuyer cette position nationale, la Chambre d’agriculture de l’Orne a également délibéré contre cette ponction voulue par l’Etat”, explique Jean-Louis Belloche. Une ponction qui doit encore  s’ajouter à la baisse des allocations de la taxe Chambre d’agriculture de 2, 4 et 6 %.  Rappelons que la MSA Mayenne-Orne-Sarthe a subi une telle réquisition en 2013, pour des montants importants.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Dans la Manche, les élevages avicoles ont enregistré de lourdes pertes.
Canicule : surmortalité inédite en porc et volailles avec 260 tonnes de cadavres en trois jours
La canicule a entraîné une mortalité exceptionnelle dans les élevages de la Manche : 260 tonnes de volailles porcs en trois…
Geoffroy de Lesquen, céréalier dans la plaine de Caen, est revenu sur les lieux, jeudi 9 juillet. Le matériel n'a pas survécu, offrant un cliché impressionnant.
"Tous les jours, il y a un feu dans la plaine"
Plusieurs feux agricoles sont survenus ces derniers jours, en raison des fortes chaleurs et de la sécheresse des cultures. Outre…
Publicité