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Choisir ses variétés de colza
Les éléments à prendre en compte

Rendement, sensibilité au Phoma, élongation, verse, qualité... Autant d’aspects à prendre en compte pour obtenir une récolte satisfaisante.

Le choix d’une variété de colza ne doit pas se faire uniquement sur le rendement. Il faut prendre en compte également la sensibilité à la verse et au phoma par exemple...
Le choix d’une variété de colza ne doit pas se faire uniquement sur le rendement. Il faut prendre en compte également la sensibilité à la verse et au phoma par exemple...
© S. Leitenberger

Le choix d’une variété de colza ne doit pas se faire uniquement sur le rendement. En effet, l’indice de rendement est seulement un des éléments qui conduisent à choisir une variété. C’est bien souvent le moins important dans les résultats qui sont fournis : une différence de 5 % entre le premier et le dernier ne représente que 2 q/ha à la récolte pour un rendement moyen de 40 q/ha.
Les autres éléments, selon l’année, peuvent rapidement inverser cette tendance. L’offre variétale actuelle permet de choisir d’autres critères comme la tolérance aux maladies, l’élongation automnale, la verse. Les précocités à la reprise, à la floraison et à la maturité peuvent également faire partie du choix ainsi que la teneur en huile et les glucosinolates.  Voici un catalogue des critères à prendre en compte.
Le Phoma
Concernant le Phoma, le recours ces dernières années aux variétés à bon comportement et les conditions climatiques automnales expliquent en partie le peu d’incidence sur la culture du colza. L’automne 2007  n’a pas favorisé son expression (peu de macules sur feuilles, piégeage de spores) mais l’inoculum est toujours bien présent.
Il faut donc rester vigilant et toujours privilégier les variétés TPS (voire PS). Si de plus, elles appartiennent au groupe 1 (résistances stables), leur comportement par rapport au phoma est sécurisé. En cas d’usage de résistance du groupe 4 (résistances spécifiques), voire du groupe 2, il est bon de prévoir une alternance des groupes de variétés d’une année sur l’autre.
L’élongation
L’élongation automnale peut conduire à sensibiliser la plante au gel hivernal, mais également à rendre celle-ci plus fragile vis-à-vis du phoma sur la zone élonguée. Les parcelles concernées sont principalement celles qui reçoivent des effluents organiques ou ayant des reliquats azotés élevés (derrière un blé dur, un blé améliorant ou après un mauvais rendement en céréales).
Il est indispensable de choisir des variétés à faible sensibilité à l’élongation en cas d’apport de matières organiques et ou de forts reliquats azotés. Ce choix est essentiel dans les zones sous climat océanique.
La verse
Le risque de verse est lié à la sensibilité de la variété, à la densité au mètre linéaire (qui ne doit pas être supérieure à 15) et à la disponibilité en azote.
Le choix d’une variété TPS verse est capital. Mais il est nécessaire de combiner la densité avec une bonne gestion de l’azote pour aller jusqu’à la récolte sans encombre, évitant ainsi un régulateur au printemps.
La taille et le gabarit
La taille ou le gabarit sont des éléments de confort en terme de passage lors des interventions phytosanitaires et lors de la récolte. En choisissant une variété courte, on peut économiser un régulateur au printemps et les interventions fongicides à la floraison sont facilitées.
La reprise
Il faut être vigilant avec des variétés trop précoces à la reprise dans des parcelles où la portance peut être limitante pour les premières interventions, et dans les zones de bas fond plus gélives.
La floraison
Il peut être intéressant de panacher son choix variétal inter-parcelles sur les dates de floraison pour se prémunir de conditions défavorables (gel) à la floraison. Ce décalage devra cependant être pris en compte pour les interventions ciblées sur le sclérotinia à la chute des premiers pétales.
Maturité
La maturité est à adapter aux potentiels des sols pour le remplissage des graines en fin de cycle : en sols séchants, superficiels, préférer une variété précoce à maturité.
La qualité
Le choix variétal doit prendre en compte la richesse en huile (élevée) et la teneur en glucosinolates (faible).
Pour en savoir plus sur les caractéristiques des variétés, consultez www.oleovar.cetiom.fr

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