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ARETAR
Les ETA veulent fidéliser leurs salariés

Intéresser le salarié au résultat de l’entreprise afin de le fidéliser : un des thèmes débattus par les ETA à l’occasion de leur assemblée annuelle qui s’est tenue le 25 janvier dernier à Lessay (50).

Gros employeur de main-d’œuvre (1 800 salariés environ en Basse-Normandie), les ETA (Entreprise de Travaux Agricoles), fédérées au sein de l’ARETAR(1) (Association Régionale des Entrepreneurs de Travaux Agricoles et Ruraux), ont parfois du mal à recruter. Les chefs d’entreprise endossent alors bien souvent le bleu de chauffe de formateur (notamment par la voix de l’alternance. Voir la vidéo sur ce sujet sur le site internet www.agriculteur-normand.com). Une façon d’investir dans les hommes. Et après ?
Une grosse concurrence
“J’ai perdu mon employé. C’était pourtant un bon mais il a préféré les travaux publics”. C’est par ces mots, souvent entendus dans le microcosme des ETA, que Daniel Poulain (secrétaire adjoint de l’ARETAR et entrepreneur à Reffuveille-50) a lancé les débats de la première table ronde. Denis Moreau (responsable d’Agri Emploi) connaît cette partition. Le salariat agricole, notamment sur les segments de la conduite et de l’entretien des engins, est un secteur hautement concurrentiel. Des travaux publics à un emploi de chauffeur de bus en passant par l’usine, les sirènes non agricoles séduisent certains. “Il faut attirer et fidéliser les talents, concluait Denis Moreau. Et d’ajouter : en dehors du salaire, il faut trouver autre chose pour intéresser le salarié”.
Sophie Blondeaux (groupe AGRICA), Jérôme Mallet (KPMG Entreprises) et Noël Poirier (Groupama Centre Manche) ont tracé quelques pistes.
L’une d’elles est entrée dans les faits depuis le 1er janvier 2006. La convention collective des salariés non cadres des ETA intègre désormais un volet “régime de prévoyance”. Couverture invalidité, incapacité de travail et garantie d’un capital en cas de décès font désormais partie de la colonne “avantages”.
Autre piste : l’épargne salariale. “42 % des salariés estiment que l’existence de l’intéressement est important dans le choix d’un employeur”, a rappelé Jérôme Mallet (KPMG Entreprises). Plusieurs formules cohabitent dont certaines exonérées de charges sociales et défiscalisées autant à l’entrée qu’en sortie. Sur la base de plusieurs cas concrets, Jérôme Mallet en a chiffré les avantages autant pour l’employeur que pour l’employé.
Sur ce dossier, Groupama apporte d’ailleurs désormais son savoir-faire aux membres de l’ARETAR. Une charte en ce sens a été signée en fin de travaux par les deux protagonistes. “On s’occupe de toute la gestion des comptes individuels, a insisté Noël Poirier (Groupama Centre Manche). Nous apportons toute l’assistance technique et commerciale(2)”. Par les temps qui courent, mieux vaut savoir s’entourer !
Th. Guillemot
(1) : Chambre d’Agriculture
Maison des Entreprises
BP 14
50600 St-Hilaire-du-Harcouët
Tél. 02 33 79 33 72
Fax. 02 33 79 33 77
e.mail : alain.hierle@aretar.com
Site : www.aretar.com
(2) : Vous pouvez en savoir plus
 sur le PESI en tapotant sur
www.groupama.es.feLa conjointe : un rôle stratégique
Seconde table ronde sur le rôle du conjoint (une femme dans 85 % des cas) dans l’ETA. Delphine Bazin (Sarl Lair à Tinchebray -61 et trésorière de l’ARETAR) et Daniel Poulain ont planté le décor en jouant une saynète mettant en scène un entrepreneur et sa femme.
Aucun doute possible. Il ne s’agissait ni pour l’un, ni pour l’autre, d’un rôle de composition. Il y avait beaucoup de vécu dans l’histoire. Un téléphone qui sonne sans interruption, un patron qui veut acheter du gros et du beau matériel, des factures clients qui tardent à être réglées et des tarifs qu’il ne faut surtout pas augmenter, une conjointe qui doit charger une roue de moissonneuse-batteuse dans la camionnette... Delphine et Daniel ne manquent ni de talent ni d’humour. Ils l’ont d’ailleurs emporté à l’applaudimètre. Bientôt peut-être sur d’autres planches.

Représentation
Absent de la Chambre d’Agriculture 50

On s’étonne du côté du conseil d’administration de l’ARETAR. L’association est membre associée des Chambres d’Agriculture de Normandie, du Calvados, de l’Orne mais pas de la Manche. Elle y a pourtant un temps siégé. 

Aides
Plus de 1 000 JA en ont bénéficié

Et c’est pourtant un manchois, Roger Lecamus, qui avait beaucoup œuvré pour que les jeunes agriculteurs faisant appel aux ETA pour leurs travaux puissent bénéficier d’une aide financière. Depuis la mise en place de ce dispositif, complété en 2004 par des aides du Conseil général, 1 000 JA en ont profité. Dans l’Orne, ça devrait arriver en 2008.

Acquis
Taxe professionnelle et TIPP

Au chapitre des acquis, l’ARETAR se félicite de la réforme de la taxe professionnelle avec un taux de plafonnement de la valeur ajoutée unique  qui devait passer à 3,5 % pour toutes les catégories d’entreprises. Grâce à la mobilisation syndicale, le plafond à 1,5 % a été retenu. Autre combat mené et gagné en partenariat avec la FNSEA : la reconduction du dispositif de remboursement de la TIPP (Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers) en 2007. 

Rendez-vous
Portes ouvertes et ensilages à l’ancienne

Les ETA vous donnent rendez-vous pour leur opération “portes ouvertes” qui se déroulera dans quelques semaines dans la Manche. Autre date à noter sur votre agenda : le dimanche 14 septembre à Chaulieu pour la seconde édition de la “Fête de l’ensilage à l’ancienne”. Quelques améliorations pour plus de visibilité seront apportées.

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