Les étudiants de Saint-Lô Thère en partance pour l'Angleterre pendant cinq mois
Le 9 février prochain, une vingtaine de jeunes du lycée agricole de Saint-Lô Thère part pour Cannington (Angleterre). Ils ne rentreront que le 10 juillet, avec l'opportunité d'être bilingue et de décrocher une " certification in agricultural management ". Une belle aventure en perspective.
Les BTS en première année "Métiers de l'élevage et mobilité internationale (ME-MI)" du lycée agricole de Saint-Lô Thère sont sur le départ. Le passeport en poche, ils vont rejoindre le Bridgwater and Taunton College sur le campus de Cannington (Somerset - Angleterre) dans le cadre du partenariat qui lie les deux établissements depuis 33 ans. " Une offre unique de formation en France puisque nous sommes les seuls dans le pays à proposer cette formation ", prévient un des deux coordinateurs, Olivier Deschamps, professeur d'anglais, qui participe depuis 31 ans. Et ce partenariat a survécu au Brexit même si la durée a été réduite à cinq mois. La sélection est assez rude : le lycée normand reçoit 250 candidatures de toute la France pour 25 places pour cette formation bi-diplômante.
Renforcer le partenariat
À la mi-janvier, l'établissement manchois a reçu une délégation de 36 jeunes britanniques, à la découverte de l'agriculture du département et de ses entreprises agroalimentaires, tel que la fromagerie Réo, les Bouilles de Cauquigny, mais aussi l'exploitation agricole du lycée au travers de travaux pratiques à la fois sur l'exploitation laitière et porcine (échographie des truies, vaccination...). " Cela renforce les liens et ravive le partenariat ", reconnaît l'enseignant.
Une formation encadrée
Si pour les jeunes, partir cinq mois s'associe à une aventure particulière, " ils sont confiés aux collègues ", indique Olivier Deschamps. " C'est cadré. Et nous y allons, avec ma collègue, Isabelle Leboeuf, professeur de zootechnie, deux fois à savoir un mois après leur arrivée et une seconde fois un mois avant qu'ils rentrent ", explique le coordinateur. Et au cours d'entretiens individuels, ils veillent à leur bien-être et aussi à leur projet professionnel.
Revenir bilingue
L'établissement britannique, qui est " un gros pôle universitaire " est toujours " intéressé par le fait d'avoir des étudiants de chez nous. Il est attaché aux liens que nous avons développés au fil des années ", reconnaît l'enseignant qui se mobilise chaque année dans ce partenariat. " C'est tellement riche pour nos étudiants. Ils reviennent bilingues et viennent apprendre une autre culture, une autre agriculture. Nos anciens élèves ont des liens avec des ''farmers'' parce qu'ils font partie de la famille ", conclut l'enseignant.