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Bienvenue à la ferme
Les fermes jouent aussi la carte de l’ouverture

La ferme ! Ils l’ouvrent. Samedi 19 et dimanche 20 avril, 101 exploitations de Normandie ouvriront leurs portes. C’est le printemps de Bienvenue à la ferme. Exemple à Camembert (61) avec la fromagerie Durand.

De l’avis des adhérents au réseau, le printemps de Bienvenue à la ferme marque le lancement de la saison. “C’est surtout vrai pour la clientèle locale. Dans l’arrière-pays, la saisonnalité touristique reste moins marquée”, note Maria Montero, animatrice du réseau dans l’Orne. L’an passé, la manifestation avait réuni  27 000 personnes sur quatre week-ends. “Avec une organisation sur plusieurs semaines, nous avons perdu en énergie sur la communication”. L’événement est donc  de nouveau concentré sur deux jours, mais les organisateurs ont maintenu les quatre thématiques. Animaux, randonnées, marchés gastronomiques et découvertes doivent permettre “de parler d’un métier, d’un art de vivre et de la réalité de la campagne”.
Les animaux demeurent une valeur sûre pour capter des visiteurs. “Les adhérents ont bien compris que pour séduire la famille, il faut commencer par plaire aux enfants”, constate Maria Montero. L’autre valeur sûre semble l’actualité médiatique. Et certains risquent d’avoir du succès malgré eux. François et Nadia Durand profitent déjà indirectement de la polémique du lait cru (lire encadré). Le week-end prochain, ils laisseront ces considérations de côté pour “conter leur camembert”. C’est le dernier fromage fermier AOC produit au village de Marie Harel. “On veut montrer aux enfants comment à partir du lait, on arrive à produire un fromage. Mon mari est installé depuis 1980 sur cette ferme. Et nous l’ouvrons depuis l’an 2000. On a donc construit une salle d’accueil”, témoigne Nadia Durand.


“Si le camembert m’était conté”
Le public pourra visiter la fromagerie et acheter des produits fermiers : fromages, crème et cidre. “Il faut avoir envie d’accueillir, le faire par plaisir. Cette activité demande beaucoup de disponibilité car on a toujours notre travail quotidien sur l’exploitation”. Le printemps de Bienvenue à la ferme est ainsi l’occasion d’organiser des animations particulières. “Nous allons mettre en place un atelier conte pour marier la culture avec l’agriculture. On vient chez nous en famille, tout le monde doit y trouver son compte”. Ou plutôt son conte ! Et côté lait cru, le couple connaît son histoire. Accueillir du public, c’est aussi se préparer aux questions. “Nos fromages au lait cru constituent un véritable patrimoine gastronomique. On en profitera pour le rappeler. Les gens viennent avec des interrogations. On doit être capable de leur répondre”. Le public se montre en effet “gourmand” de réponses. Tant mieux pour les adhérents de Bienvenue à la ferme.
V.M.
 
Vous pouvez consulter le programme complet sur www.printemps.normandiealaferme.com 

Originalité 

Du géocaching dans l’Eure 

 

Jérémie Brout, à Cissey (27), a choisi d’innover avec l’activité « géocaching ». C’est une chasse au trésor moderne puisqu’il est nécessaire de posséder un GPS. Il s’agit de trouver un objet caché dans la nature, grâce au géo-positionnement par satellite. Une cache typique est constituée d’un petit contenant à l’épreuve de l’eau comprenant un journal de bord et un trésor, habituellement un bibelot sans valeur.
 “C’est une  idée qui m’est venue lors des dernières rencontres normandes de l’agri-tourisme, qui se sont tenues à Evreux” explique l’agriculteur. “Il s’agira de trouver, sur la commune de Cissey, un cochon en or qui s’est échappé de l’élevage !     continue, amusé, Jérémie Brout.  En fait, le trésor est un pendentif en or rose et avec un diamant... en forme de cochon bien sûr ! Le pendentif a une valeur de 200 €.” Certains n’hésitent pas à faire des kilomètres pour s’adonner à leur loisir favori ! Jérémie Brout continue : “Mais comme tout le monde est loin d’avoir un GPS, les visiteurs auront également la possibilité de trouver le pendentif en résolvant des énigmes plus traditionnelles”.

L.B. 

L’effet lait cru

 

 “L’actualité nous attire du monde. Après, il faut être capable d’expliquer. Les gens ne connaissent pas réellement le dossier”, témoigne Nadia Durand. Pour le dernier producteur fermier AOC installé à Camembert, les sollicitations sont presque devenues quotidiennes. “Les médias sont très demandeurs. Mais, je ne peux pas répondre favorablement à tous les journalistes”, indique François Durand. Point positif, la polémique joue favorablement sur les ventes. “Je pense que notre chiffre a augmenté de presque 10 % cet hiver”.

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