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Les JA force de propositions pour les Etats Généraux de l’Alimentation

La mobilisation du réseau JA a débuté au lendemain des élections législatives en interpellant les députés fraîchement élus et en leur proposant une feuille de route sur les chantiers à aborder de manière prioritaire en terme d’agriculture. Entretien avec Antoine Maquerel (administrateur JA Normandieet Président JA Manche)

© JA

>> 2017 voit un fort renouvellement de nos représentants politiques, quelle a été l'action des Jeunes Agriculteurs ?
Les JA de Normandie ont tout d’abord été présents avec le réseau national lors du SIA 2017 à Paris pour rencontrer les candidats à l’élection présidentielle. L’enjeu était de leur faire part du besoin de maintenir une agriculture forte en France, grâce au renouvellement des générations. Pour cela, un manifeste a été construit par notre réseau pour partager nos positionnements avec les candidats.
Les élections législatives ont été un second temps fort de ce début d’année. Nous avons de même procédé à la rencontre des candidats, sur tout le territoire normand. Les députés sont des interlocuteurs locaux importants, il est de leur devoir de représenter et défendre leur territoire au niveau national.
Nous avons désormais la chance d’avoir en Normandie quatre ministres, dont le
premier d’entre eux (E. Philippe - 76), à l’Economie (B. Le Maire - 27), à l’Agriculture (S. Travert - 50) et à la Transition Ecologique (S. Lecornu - 27). Je peux témoigner des bons échanges de travail que nous avions jusqu’alors avec le député Travert dans la Manche. Nous ne manquerons pas d’exploiter cette relation d’écoute privilégiée avec le nouveau ministre de l’Agriculture !

>> Le gouvernement a lancé le 20 juillet les Etats Généraux de l'Alimentation, quelles sont les attentes des JA en la matière ?
Nous avons été plutôt déçus de la faible audience de l’agriculture au cours des campagnes pour l’élection présidentielle. Les Etats Généraux de l’Alimentation sont désormais l’occasion de replacer
l’agriculture au centre des débats, comme maillon premier et essentiel de nos filières alimentaires. C’est une opportunité de retravailler au sein de toutes nos filières et d’insuffler une dynamique positive dans nos relations commerciales, de la production agricole à la vente au consommateur.
Ces Etats Généraux de l’Alimentation doivent permettre une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein de chaque filière. Aussi, nous avons besoin d’un cap pour l’avenir, car, si l’on veut des jeunes agriculteurs entreprenants, il faut nous donner une ambition. Et les JA comptent bien participer à construire cette vision !

>> Quel travail avec les homologues JA bretons et ligériens ?
Début juin, à l’occasion de notre congrès national à Dunkerque, nous avons spontanément convergé vers nos voisins de Bretagne et Pays-de-la-Loire pour élaborer une stratégie syndicale commune au grand ouest. Ce rapprochement tient sans doute à la proximité de nos modèles agricoles, avec des filières d’élevage importantes et des économies agricoles stratégiques au sein de nos dynamiques régionales.
Au soir de l’élection des députés, nous les avons interpellés avec une campagne de communication #En Avant L’Agriculture, relayée sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) en grand ouest mais aussi reprise par des JA à travers tout l’hexagone.


>> A titre plus personnel, comment vis-tu cette période des Etats Généraux de l’Alimentation ?
Je suis ravi d’avoir pu participer à la constitution de notre document de propositions JA grand ouest.
C’est avec enthousiasme que je me suis rendu, dans la mesure du possible, aux différentes rencontres avec des universitaires ou des députés en compagnie de mes collègues bretons et ligériens. Ces rendez-vous m’ont permis de mieux comprendre les relations commerciales et les différentes lois qui les encadrent.

C’était aussi l’occasion d’aborder les
rapports parlementaires sur la question, rapports que l’on prend trop rarement le temps de lire !

Apporter les idées des JA normands à la réflexion interrégionale nous a demandé de dégager du temps, et ça s’est fait de façon assez intensive : une mise au travail début juin et un document de propositions déjà prêt à abonder la position JA au niveau national ! On peut en être fiers !

Il faut maintenant aller le défendre auprès de nos parlementaires et de l’ensemble des acteurs économiques de nos filières.
En plus de nos propositions, nous avons désormais les arguments pour les faire valoir !

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