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Grâce à l'AFDI
Les paysans kosovars s’organisent

Des éleveurs kosovars ont acquis une ensileuse en Cuma. Une jeune organisation qui leur permet d’accéder à cette technique.

Un hectare ensilé par jour. Tels sont les premiers enseignements de la campagne d’ensilage de maïs qui s’ouvrait mi-septembre dans le secteur de Skenderaj au Kosovo. Au total, l’ensileuse 1 rang acquise cette année par la coopérative Agronomia 2005 devrait être utilisée pour 6 ha. Shaban Kocy, président de cette toute jeune coopérative (créée en 2005 comme son nom l’indique), avait participé à l’accueil, organisé par l’Afdi(1) Basse-Normandie, de responsables de coopératives du Kosovo en novembre 2005. Les échanges avec les agriculteurs et les coopératives françaises l’ont conforté dans l’utilisation du matériel en commun. Cela l’a notamment incité à constituer une commission chargée de l’entretien et du suivi de l’utilisation du matériel. Par ailleurs, séduit par la technique de l’ensilage de maïs pour l’alimentation des vaches laitières, il a été le premier à ensiler ses 70 ares de maïs cette année avec le matériel acquis par ce groupe de 26 paysans. Avec un rendement de 22 à 25 t.Echanges paysans Premier bilan : avec leur tracteur de 35 chevaux, il faut compter une journée pour ensiler un hectare. Aussi, le groupe envisage l’acquisition dès que possible d’un tracteur de 60 chevaux pour faciliter les chantiers. Premières difficultés également, l’ensileuse achetée neuve chez un concessionnaire local a été livrée sans notice ! Jean-Pierre Bourban et Camille Seigneur, éleveurs respectivement à La Sauvagère (61) et à Passais la Conception (61) ont ainsi profité de leur mission pour l’Afdi Basse-Normandie pour échanger avec eux sur l’affûtage des couteaux et l’usage de ce nouvel outil. La visite de plusieurs parcelles de maïs a permis également de faire le point sur le stade d’ensilage et les spécificités de la culture du maïs ensilage car les kosovars sont plus accoutumés à la culture du maïs grain. Ainsi ils pratiquent un éclaircissage de leur rang de maïs afin de favoriser le développement des épis qui n’est pas forcément bénéfique pour l’ensilage. Jean-Pierre Bourban et Camille Seigneur ont également fait le point sur la constitution d’un silo et son utilisation dans l’alimentation. Sur ce dernier point, des calculs de ration simplifiée ont souligné les limites de l’ensilage de maïs pour des éleveurs réticents à l’idée d’acheter du soja. “Ils récoltent des foins de bonne qualité, et la culture de luzerne a un excellent potentiel” confie Jean-Pierre Bourban. Il a souligné l’intérêt d’un raisonnement économique de leurs productions fourragères afin de choisir la solution qui leur convienne le mieux. Ces anecdotes soulignent l’originalité des échanges paysans pratiqués par l’Afdi. Mais, les missions et accueils ont surtout pour objectif d’accompagner les organisations paysannes locales. Une autre idée des coopératives Ainsi, Jean-Pierre Bourban et Camille Seigneur ont plus particulièrement échangé sur le fonctionnement des Cuma avec Agronomia 2005. Les échanges sur l’expérience française et les regards extérieurs sont des ressources appréciées des membres de ces coopératives. D’autant qu’après la collectivisation de l’ex-Yougoslavie, la coopérative a plutôt une mauvaise image chez les paysans kosovars. Respectivement administrateur d’Agrial et du Crédit Agricole de Normandie, Jean-Pierre Bourban et Camille Seigneur ont pu souligner la place des agriculteurs dans ces organisations et faire part de leur expérience. Confortant les paysans kosovars dans leur organisation. Suite à cette mission, un accueil de responsables de coopératives kosovares est prévu cet automne par l’Afdi Basse-Normandie. Ils souhaitent en effet approfondir le thème du fonctionnement des coopératives notamment des Cuma, découvrir les rôles des fédérations de coopératives tout en enrichissant leurs connaissances sur des thèmes plus techniques : suivi des cultures, gestion de la reproduction. (1) Agriculteurs français développement internationalPour en savoir plus
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