Aller au contenu principal

Les pigeons sont dans le viseur

Dans la stabulation de Pascal Lebis, les vaches cohabitent avec des pigeons. Outre le fourrage perdu, le risque sanitaire existe. L'agriculteur, installé à Carville,a donc bénéficié des services de Farago. L'entreprise propose une nouvelle prestation de service et se charge de tirer les volatiles dans les exploitations.

© VM

La nuit est tombée. Le travail de Jérôme Richard commence. L’homme dispose d’une longue expérience de chasseur et pratique cette activité en loisir depuis 20 ans. Désormais, il tire aussi dans un cadre professionnel. Muni d'une carabine à lunette, l'agent de Farago a le permis de tuer... tous les pigeons de la stabulation. Ces derniers envahissent les bâtiments de Pascal Lebis, éleveur à Carville. Les fientes se multiplient. « Ces pigeons domestiques se sont échappés d'un élevage voisin. Ils se sont ensuite très rapidement reproduits. Ils sont arrivés depuis une quinzaine d'années. Sur cette période, nous en avons déjà éliminé plus de 1000 », témoigne l'éleveur.
Pour être efficace lors de ces soirées de tir, Farago Manche-Calvados a investi en conséquence. Soit 600 € pour bénéficier d’une carabine fiable avec de la puissance. Un permis de chasse est obligatoire pour posséder ce type d’arme. Ce matériel avec viseur permet de gagner en précision. Il est conçu pour tirer sur cible. L’arme utilise le même type de plomb qu’en fête foraine, ces munitions ne risquent pas de percer la toiture.  

La chasse aux nuisibles autorisée toute l’année
Le pigeon domestique est considéré comme un nuisible. Il peut donc être chassé toute l’année. Comme Farago intervient sur une propriété privée, l’entreprise fait cependant signer un droit de tir à l’exploitant. La chasse s’effectue obligatoirement de nuit. « De jour, les pigeons s’enfuient. J’ai une lunette et une lampe fixées sur la carabine. Je peux aveugler les volatiles. Je les tire de 5 à 25 mètres », explique Jérôme Richard, également piégeur sur son temps libre et ancien garde-chasse.

250 pigeons tués le premier soir
Chez Pascal Lebis, Jérôme Richard en a tué 250 lors de la première soirée de tir, en trois heures. Lors de la seconde séance, plus de 80 volatiles ont été éliminés. « Nous avons ressenti une demande. Ce type de prestations existe déjà dans les départements voisins. On est présent deux heures dans la ferme. Le but est d'éliminer le maximum. L'opération sera à renouveler de temps en temps. L'éleveur devra également s'attaquer aux nids », explique Olivier Erard, responsable technique de Farago Manche-Calvados. Le tir semble la solution la plus efficace. L'effarouchement repousse le problème chez le voisin. La régulation s’avère nécessaire.
Pour la première séance de tir, la présence de l’éleveur est demandée. « Il doit être là pour nous présenter la ferme, les locaux et nous montrer les interrupteurs des lumières. Les deux premières heures de tir sont facturées aux alentours des 200 €. Notre second passage est plus rapide puisqu’il y a moins de pigeons. L’idéal semble d’attendre 15 jours à trois semaines entre deux séances », estime Olivier Erard. La chasse est ouverte. Pour les pigeons, Farago a trouvé sa recette...

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Après une année 2025 exceptionnelle pour la pomme à cidre, l'année de retour de production est pénalisée.
Le ramassage des pommes envisagé dès le 15 août en Normandie
Fruits qui tombent, fruits brûlés, fruits secs... les fortes chaleurs bousculent aussi les pommiers pourtant pourvus de profondes…
Emmanuel Grossin, président de la section viande bovine de la FDSEA de la Manche.
À Socopa Coutances, les frigos sont pleins, l'abattoir est saturé
Suite à l'appel à mobilisation de la FNB (Fédération nationale bovine), les responsables syndicaux de la Manche, FDSEA et JA, se…
Cette année, les Jeunes Agriculteurs de Messei accueillent la Fête de la terre, le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers.
Le programme de la Fête de la terre près de Flers
La 48e Fête de la terre se tiendra le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers. À cette…
Au concours d'arrondissement d'Avranches le 8 juillet, Nicolas Avenel remporte le championnat mâle et femelle ainsi que le prix d'ensemble. Il est suivi de près par Olivier Lejamtel de Le Mesnil-Ozenne. Les deux hommes ont la même passion. D'ailleurs, le bélier présenté l'année dernière au Salon de l'agriculture à Paris par Nicolas Avenel est devenu champion. Il provenait de l'élevage de son collègue.
200 animaux attendus pour fêter les 200 ans du Comice agricole de Brécey - Saint-Pois
L'année 2025 aurait dû marquer les 100 ans de la race Cotentine au comice agricole de Brécey-Saint-Pois. Ce sera le cas en 2026…
Publicité