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Les producteurs de fruits à cidre veulent mettre le cap sur la qualité

Les producteurs de fruits à cidre, confrontés à une baisse des prix des pommes et de la consommation de cidre, voudraient s’en sortir par la qualité. Telle est l’orientation qui s’est dessinée, à l’assemblée générale de la Fédération nationale des producteurs de fruits à cidre (FNPFC), le 18 juin à Paris.

A l’assemblée générale de la Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre (FNPFC), qui s’est tenue le 18 juin à Paris, le thème choisi était “cap sur la qualité”. C’est, pour les producteurs, passablement découragés, le seul moyen d’améliorer la rentabilité de leurs exploitations.
Le moral des producteurs a frisé le découragement. “Bon nombre de producteurs qui travaillent avec Agrial (qui détient plus de 80% de l’industrie du cidre français) sont découragés, le prix (des pommes) baisse à présent, on annonce des baisses de consommation de cidre”, a relaté Olivier Lebreton, secrétaire de la FNPFC, dans son discours. “Si vraiment le marché ne connaît pas de sursaut, on aura du souci à se faire”, a-t-il averti.

Convaincre consommateurs, cidriers et administration
D’où un débat entre les producteurs : faut-il, et comment, passer d’une politique de quantité à une politique de qualité ? Les producteurs devront convaincre les consommateurs, et aussi les industriels et l’administration.
La rentabilité de leurs exploitations n’est suffisante qu’à condition de relever le prix des pommes, selon une étude de la FNPFC. Encore faut-il que les industriels acceptent de payer la qualité, sachant qu’ils sont confrontés à la concurrence de cidres fabriqués à partir de concentrés de jus de pommes de Chine, à prix imbattables.
La solution pourrait passer par une amélioration de la qualité gustative des pommes, prenant comme exemple ce qui a été fait au Canada. Mais là encore, c’est à leurs portes que les producteurs devront plaider : la réglementation des signes de qualité, type AOC, doit avoir la qualité comme objectif, ce qui a parfois été oublié, regrettaient certains d’entre eux, évoquant l’INAO (Institut national de la qualité et de l’origine.). L’État en serait responsable autant que la production elle-même. Il faudra donc convaincre l’administration autant que la filière et que les consommateurs.
Cette tâche reviendra au futur président de la FNPFC, puisque Pierre-Yves Reboux, après 12 ans de mandat, a décidé de se consacrer à son activité de président de la communauté de communes de Maure-de-Bretagne et de conseiller général d’Ille-et-Vilaine. L’annonce par Pierre-Yves Reboux de son départ de la présidence de la FNPFC a été consacrée par une cérémonie improvisée, au cours de laquelle l’ancien ministre de l’Agriculture Pierre Méhaignerie lui a remis les insignes de chevalier du Mérite agricole

Douzième et dernière assemblée générale en tant que président de la FNPFC (Fédération Nationale des Producteurs de Fruits à Cidre) pour Pierre-Yves Reboux. C’était jeudi dernier à Paris. L’occasion pour Pierre Méhaignerie de lui remettre la médaille de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite Agricole. “Tu es un homme authentique et enthousiaste,” a commenté celui qui fut à 38 ans Ministre de l’Agriculture (1977). “Je ne suis pas un béni oui oui des organisations. J’ai toujours eu à cœur de fédérer autour d’un projet syndical,” a complété Pierre-Yves Reboux, désormais élu du Conseil général d’Ille et Vilaine.

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