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Manif laitière à Saint-Lô
Les producteurs interpellent la distribution

Une centaine d’éleveurs manchois se sont installés, le temps d’une après-midi, devant l’Intermarché de Saint-Lô.

Mardi 12 décembre, 12 h 30. En-dessous de l’enseigne “Intermarché” de Saint-Lô, les consommateurs effectuant leur course voient, à leur grande surprise, une vache. Certains, de loin, doutent, “c’est une vraie ?” ou encore “c’est pour quelle pub ?” Une pub oui, mais pas celle à laquelle s’attendaient les responsables de la grande surface. A l’initiative de la FNPLait, sous la houlette de la FDSEA et des JA, une centaine de producteurs manifestent, pacifiquement, leur colère en raison des marges effectuées par les GMS. Trop de pression Face à la bétaillère qui vient d’amener l’animal, les banderoles syndicales se déploient. “Cela faisait longtemps” remarquent quelques vieux “routiers” des manifs. Gérard Bédouin, Ludovic Blin et Hervé Marie, un verre de lait à la main, expliquent aux médias le pourquoi de l’action. “les industriels et distributeurs cherchent une nouvelle fois à s’accaparer les marges. Depuis de nombreux mois, les prix à la consommation sont assez stables et les prix de vente “départ usine” ne cessent de diminuer. La pression exercée par la grande distribution, mais également les propositions de prix à la baisse faites par certains industriels dans le seul but de prendre des parts de marché en sont les seules raisons. C’est pourquoi, nous avons décidé d’organiser cette manifestation de communication, de sensibilisation et de revendication”.Contrôles de prix Dans le hall du supermarché, les producteurs se relaient pour distribuer des tracts expliquant la position du monde agricole. “Depuis cinq ans, le prix du lait est en baisse alors que les distributeurs, n’arrêtent pas d’augmenter leurs marges”. Dans son coin, la vache, symbole de la production phare du département, déguste son foin, c’est d’ailleurs elle la grande vedette de l'après-midi puisque les enfants, accompagnés de leurs parents, n’arrêtent pas de la caresser. Vers 15 h, les responsables syndicaux décident d’effectuer des relevés de prix. “Intermarché” n’est pas le seul concerné : “Champion” ou encore “Leclerc” ont droit à un contrôle gratuit et pacifique des prix. “Pour le moment, nous jouons la concertations” lance Hervé Marie, “mais demain les mouvements des éleveurs risquent de se radicaliser s’ils ne peuvent pas se faire comprendre. Nous ne demandons pas l’impossible mais seulement un partage de la valeur ajoutée avec les GMS et industriels, donc un prix équitable”.
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