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Sanitaire
Les prophylaxies bovines démarrent avec du retard

Prévu jeudi 15 octobre, le lancement des prophylaxies bovines aura eu du retard cette année. Vétérinaires et éleveurs recevront dans les prochains jours les documents leur permettant d’assurer cette formalité. Les modalités ne changent pas beaucoup par rapport à la campagne précédente.

GDS PROPHYLAXIES BOVINES
L’équipe du GDS prête à lancer la campagne de prophylaxies. De gauche à droite : Jean-François Rouland, vétérinaire, Corantine Chevalier, responsable du service administratif et Etienne Gavart, directeur.
© DR

Les prophylaxies bovines auraient dû démarrer jeudi 15 octobre, elles auront eu un peu de retard. En cause, les services de l’Etat dont l’équipe du GDS a attendu les éléments jusqu’au 19 octobre pour pouvoir lancer la campagne. « Nous recevons la liste des éleveurs concernés, à la suite de quoi nous réalisons tout un travail pour exécuter la campagne, créer les listes, envoyer les courriers. Concrètement, nous avons attendu des fichiers », indique Corantine Chevalier, responsable du service administratif du GDS 14. Les éleveurs et les vétérinaires peuvent enfin lancer la campagne dont la fin est prévue le 30 avril 2021.

Tuberculose bovine

La nouveauté cette année est l’extension de la zone de prophylaxie de tuberculose bovine en raison du cas découvert lors de la précédente campagne à Saint-Germain-de-Livet. « D’un côté c’est inquiétant, juge Etienne Gavart, le directeur, car on a trouvé deux cas de la souche calvadosienne en dehors du périmètre historique et on ne sait pas pourquoi » *. De l’autre, le directeur se félicite que la faune sauvage « semble être hors de cause. On a vraisemblablement un bruit de fond, on va finir de le gérer ». Une attention particulière sera portée sur la zone géographique autour du cas.

BVD, IBR

Ce qu’il faut retenir, c’est que les bovins de race à viande de 24 à 48 mois feront l’objet d’une prise de sang, ainsi que tout ou une partie des bovins de plus de 48 mois. « Concrètement, l’éleveur recevra la liste des bovins à présenter au vétérinaire le jour de la prophylaxie », résume Jean-François Rouland, le vétérinaire qui note aussi une bonne prise en main par les éleveurs des boucles d’identification PCR lancées l’an dernier. Ils sont 2 000 à les poser, ce qui représente 100 000 boucles annuelles. « Nous avons seulement 0,3% de bovins positifs, ce qui montre que l’éradication est bien partie. Le contrôle des veaux issus de vaches achetées qui est un point sensible, et l’ensemble du travail est bien réalisé par les éleveurs et les vétérinaires. On est optimiste », salue le directeur. Pour les adhérents, l’intégralité du coût des analyses est prise en charge, grâce à un cofinancement du Département du Calvados.
Pour l’IBR, « les allègements sont reconduits cette année, ce sont donc les mêmes règles à suivre », indique Etienne Gavart : 20% du cheptel au total seront testés excepté dans les cheptels non indemnes ou classés « à risque ».


* Le second cas a été découvert dans l’Orne.

 

Le coup de gueule de Daniel Courval, éleveur allaitant élu au GDS et membre de la FDSEA du Calvados
« C’est inadmissible, ce retard va faire cafouiller tout le monde. La profession demandait que les prophylaxies soient annoncées dès le 1er octobre, ce qui laisserait le temps aux éleveurs et aux vétérinaires de s’organiser. C’est au contraire du retard que nous accusons.
La prophylaxie de tuberculose bovine est particulièrement complexe, il faut manipuler deux fois le troupeau, ce qui nous amène à réaliser les intradermotuberculinations en deux ou trois lots. Chaque année, avec la mise à l’herbe en avril, voire parfois dès le mois de mars, on se retrouve avec des élevages qui n’ont pas pu faire leur prophylaxie, parce que les vétérinaires sont débordés. La zone est élargie cette année, ce qui signifie que nous aurions pu lancer la procédure dans les secteurs connus et prévenir les vétérinaires qu’une partie de la zone de Lisieux allait être incluse.
Ça casse le moral
Les éleveurs veulent s’en sortir au plus vite. La procédure fait des dégâts psychologiques dans les fermes. On tue des bonnes vaches douteuses, ça casse le moral. Certains éleveurs ont du mal à placer des vaches à la suite d‘APMS.
Le GDS demande à pouvoir participer à l’élaboration des périmètres et à une partie du travail, pour mieux prendre en compte les besoins des éleveurs, ce que refuse la DDPP. L’administration devrait faire davantage confiance aux professionnels, car sans notre partenariat, ils ne pourraient rien faire. »
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