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Étourneaux
Les ravageurs frappent encore et toujours

Ils envahissent, notamment dans le nord du département, les stabulations et silos de maïs. Les Jeunes Agriculteurs demandent des solutions efficaces.

Les Jeunes Agriculteurs ont expliqué à la DDAF les problèmes dus aux étourneaux.
Les Jeunes Agriculteurs ont expliqué à la DDAF les problèmes dus aux étourneaux.
© X
“Encore les étourneaux !” diront certains. Depuis quelques années, ces volatiles ont la facheuse habitude de venir “piller” les silos de maïs, notamment dans le nord-Manche. Les Jeunes Agriculteurs ont invité, vendredi dernier, Yves Geoffroy, directeur de la DDAF, a constater “de visu” les difficultés subies par une exploitation, en l’occurrence, le gaec des Esserts, à Sainte Croix Hague. Attaques de ravageurs Pour bien comprendre les dégâts dus aux oiseaux, il est intéressant de reprendre l’étude de P. Clergeau (Inra de Rennes) sur le comportement de l’étourneau. “L'oiseau, comme potentiellement tout animal, peut devenir un réel fléau pour l'homme, quand se conjuguent à la fois la présence d'un grand nombre d'individus et de forts prélèvements sur les productions humaines. On parle alors d’attaques de ravageurs qui motivent, et ont motivé depuis que l'agriculture existe, une réaction de l'homme plus ou moins sophistiquée, allant de l'installation d'un épouvantail jusqu'à l'emploi des procédés les plus modernes, dans le but de limiter l'espèce concernée. En France, plusieurs espèces d'oiseaux sont ainsi mises en cause, mais, hiver après hiver, c'est surtout l'étourneau sansonnet qui fait parler de lui dans le grand Ouest de notre pays”. Au niveau des solutions, P. Clergeau indique, “la destruction d'oiseaux au niveau d'un dortoir semble d'emblée rentable par la masse d'individus concentrée sur un même site. (...) Une intervention peut répondre aussi en grande partie à une motivation politique. C'est par exemple le cas de l'étourneau en Bretagne, dont les dortoirs ont été traités chimiquement, à la suite d'une forte demande de part de la population. Mais cette destruction locale ne pouvait avoir d’ intérêt qu'au cours d'une même saison d'hivernage, et puisque les étourneaux repartent se reproduire en Europe de l'Est, il a fallu réitérer ces traitements tous les ans pour obtenir un résultat et espérer une action à moyen terme sur une population non controlable”. Des aides Lors de la visite de l’exploitation de Ste Croix Hague, les JA ont mis l’accent sur la perte financière mais aussi sur le risque sanitaire. Un risque d’ailleurs qualifié de “majeur”. De son côté Yves Geoffroy souligne, “il n’existe pas de moyens collectifs d’éradication. Seuls des moyens de protection individuels sont envisageables”. Parmi les solutions présentées par le groupement de défense contre les organismes nuisibles, on avance les “effraies” et les canons à gaz. Ludovic Blin, président des JA, lui, plaide pour des aides financières à l’élimination des étourneaux et demande même la mise en place d’une ferme expérimentale pour étudier des moyens de lutte efficaces.
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