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Bovins croissance
Les Salers du marais

Situé au milieu des marais à Saint Samson, l'exploitation des Stevenson compte une soixante de vaches allaitantes de race Salers. C'est le cadre choisi par Bovins croissance pour sa journée annuelle, jeudi dernier.

Dans le marais, les chevaux de polo de Monsieur Stevenson ont progressivement laissé leur place à des vaches Salers. Au quotidien, c'est Bastien Chanut qui gère l'exploitation depuis 2004. La ferme compte 60 vaches allaitantes pour un total de 80 UGB. "La salers s'adapte très bien avec les chevaux qui restent. Cette race rustique vit également très bien dans le marais", assure le chef d'exploitation. Une opinion confirmée par Vincent Lecoq, technicien Bovins croissance : "la race est adaptée au site. Reste à mieux valoriser le potentiel fourrager". L'accueil d'animaux en pension est une solution envisagée par les exploitants. Sur les 100 hectares de la propriété, 50 sont situés dans la zone humide. Printemps et été, "tout le monde est dehors". Les terres du "haut pays" fournissent le foin. Autre projet : l'amélioration de la morphologie et de la qualité génétique du troupeau. Ralf, taureau élu deux années consécutives "meilleur raceur", a été acheté dans le Cantal. "Il devrait permettre de ramener du bassin et de l'épaule", explique Bastien Chanut. A terme, le chef d'exploitation espère ainsi vendre des taureaux reproducteurs. "Deux à trois par an, cet objectif me paraît raisonnable".33 kg de plus en dix ans Les Salers sont apparues sur l'exploitation en 1991. Bovins croissance suit l'élevage depuis 10 ans et réalise des pesées à 4 et 7 mois. "Le troupeau bénéficie aujourd'hui d'une morphologie assez développée. Mais, la grosse qualité de ce troupeau, c'est son potentiel laitier. Les veaux sont élevés sans complément. Je n’oublie pas le caractère des bêtes. C’est important dans un élevage moderne. Aujourd’hui, il y avait une quarantaine de personnes dans les champs, et ces Salers n’ont pas bougé", souligne Vincent Lecoq. En dix ans de suivi de Bovins croissance, le troupeau a progressé. Le poids moyen des animaux a augmenté de 33 kg à 210 jours. “Ce résultat pour 50 vaches allaitantes permet une plusvalue voisine de 2 000 euros. Soit une augmentation du produit de 76 euros par broutard. Et il faut ajouter la plus-value réalisée sur la vente des bourrettes”. L’exploitation des Stevenson va poursuivre sa collaboration avec Bovins Croissance. “Et travailler encore et encore pour sortir de bons reproducteurs”, selon Bastien Chanut. Mais, le troupeau dispose déjà de sa star. Union a remporté un deuxième prix de section au concours de Paris en 2006. V. MotinBovins croissance Les éleveurs vers un service plus complet Bovins croissance compte désormais 175 adhérents. Ils étaient une vingtaine en 1994. Un tiers des races pures en vaches allaitantes est ainsi suivi par la structure. “On commence à sentir un passage du VA0, le service allégé vers le VA4”, explique Jean-Noël Quaghebeur. Un phénomène sans doute tiré par la demande importante en reproducteurs selon les techniciens.  Un vingtaine d’éleveurs a aussi adopté le VAE. L’agriculteur réalise lui-même ses pesées. “C’est un gain de temps pour le technicien, donc plus de conseils pour l’éleveur. Ce système favorise aussi une meilleure organisation des pesées”. Bovins croissance emploie deux techniciens. Une taille critique. “Ils sont actuellement débordés, mais il n’y a pas encore assez de travail pour l’embauche d’un troisième technicien. Le VAE nous permet donc de temporiser”. Autre actualité de Bovins Croissance : la vie de l’élevage dans le Calvados et les concours. “Ces manifestations font partie de la vie locale. Pour leurs mises en place, nous mettons à disposition nos techniciens à hauteur de trente jours par an. Nous avons besoin d’être aidés financièrement pour continuer”, avertit JN Quaghebeur. “Il serait dommage de voir des manifestations à Maltot ou à Vire s’essouffler”.
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