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Mercosur 
Les syndicats agricoles ornais ont rencontré le préfet à Alençon

À la suite de l'accord bientôt signé avec le Mercosur, la FDSEA, les JA, la Coordination rurale et la Confédération paysanne ont été reçus lundi 12 janvier 2026 par le préfet de l'Orne à Alençon. Objectif : porter à l'unisson les revendications du monde agricole et exiger des garanties face à une future concurrence déloyale.

Alexandre Sauques, porte-parole de la Confédération Paysanne de l'Orne, Armand Prod'homme, coprésident des JA, Sylvain Delye, Président de la FDSEA 61 et Thierry Coupey, Président de la Coordination rurale se sont entretenus lundi 12 janvier 2026 avec le préfet Hervé Tourmente, à Alençon, à la suite de l'accord entre l'UE et le Mercosur qui sera signé samedi 17 janvier 2026.
Alexandre Sauques, porte-parole de la Confédération Paysanne de l'Orne, Armand Prod'homme, coprésident des JA, Sylvain Delye, Président de la FDSEA 61 et Thierry Coupey, Président de la Coordination rurale se sont entretenus lundi 12 janvier 2026 avec le préfet Hervé Tourmente, à Alençon, à la suite de l'accord entre l'UE et le Mercosur qui sera signé samedi 17 janvier 2026.
©  M.B

Les syndicats agricoles ornais : la FDSEA, les JA, la Confédération paysanne et la CR (Coordination rurale), ont fait bloc à la préfecture d'Alençon (Orne) contre l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, qui sera signé ce samedi 17 janvier. D'ordinaire opposés, ils ont, pour l'occasion, mis de côté leurs divergences le temps d'une matinée, pour aller à la rencontre du préfet de l'Orne, Hervé Tourmente. "Nous voulions montrer à l'État, par le biais de son représentant ornais, que ce sujet touche toute la profession, tous les systèmes et tous les modes de productions et de commercialisation. Nous sommes tous unanimes sur le sujet du Mercosur", précise Thierry Coupey, président de la Coordination rurale.

"Ces emplois représentent le poumon économique de l'Orne. Ils ne doivent pas être sacrifiés", alerte Sylvain Delye.

"L'agriculture et l'élevage ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel de l'industrie", clame Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne. Ce dernier soulève le paradoxe auquel sont confrontés les agriculteurs français depuis déjà 25 ans. "On se retrouve avec un double standard. D'un côté, on demande aux agriculteurs français de produire une viande de qualité. Pourtant, de l'autre, la viande importée des pays du Mercosur contient des hormones de croissance et des antibiotiques. On ne peut pas rivaliser face à des coûts de production si bas... Cela va casser le marché, incitant le consommateur à se tourner vers le moins cher, nous obligeant ainsi à rogner sur nos marges et notre rémunération déjà bien maigres", détaille-t-il. Le président de la FDSEA 61 rappelle aussi qu'il n'y a pas seulement la filière agricole qui est en péril. Il cite deux abattoirs dans l'Orne, ainsi que les marchands qui vendent les aliments pour les bovins. "Ces emplois représentent le poumon économique de l'Orne. Ils ne doivent pas être sacrifiés", poursuit-il.

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"Nous comptons leur mettre la pression afin qu'ils comprennent les enjeux et rejettent ce texte de loi", poursuit Sylvain Delye.

Si les États membres ont voté en faveur de cet accord commercial, les représentants de ces syndicats agricoles ne vont pas en rester là pour autant.

Ils espèrent désormais convaincre les parlementaires européens. "Nous comptons leur mettre la pression afin qu'ils comprennent les enjeux et qu'ils rejettent le texte de loi. Le but est de stopper le texte et de l'envoyer devant la Cour de Justice de l'Union Européenne pour le retarder. On restera arc-bouté", affirme Sylvain Delye. D'ailleurs, la France n'est pas la seule à se mobiliser contre l'accord du Mercosur. À l'échelle de l'Union européenne, d'autres syndicats agricoles militent. "Quand nous avons manifesté à Bruxelles, beaucoup de pays européens étaient présents", se remémore Sylvain Delye.

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"On ne peut pas nous inciter à produire une viande de qualité, en vendre une autre aux consommateurs et casser le marché et notre rémunération", martèlent les syndicats.

Après échanges avec le préfet, les représentants des syndicats se sont sentis entendus même si Thierry Coupey, président de la CR, doute que les représentants des "hauts lieux", comme il les appelle, les comprennent.

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