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Filière
L’Europe course le PMU !

Le Conseil des chevaux de Basse-Normandie fête ses dix ans. La semaine dernière, il a accueilli la restitution des travaux des Assises Interrégionales du Cheval 2007. La filière cherche à mieux se structurer. Histoire d’éviter les chevauchements !

Le PMU fait vivre l’ensemble de la filière équestre. La fin du monopole inquiète les professionnels.
Le PMU fait vivre l’ensemble de la filière équestre. La fin du monopole inquiète les professionnels.
© DR
L’avenir de la filière équine se jouait en partie à Caen, vendredi dernier. Les 20 Conseils des Chevaux existants en France étaient représentés, vendredi dernier. Les assises du cheval poursuivent un objectif : la restructuration de la filière. “Il s’agit pour nous d’avoir une politique commune pour parler de l’environnement naturel et financier du cheval. Dans chaque région, les conseils des chevaux sont en relation avec les collectivités territoriales. Ils ne peuvent pas décider, mais ils proposent une politique du cheval. C’est l’interface entre les professionnels et les pouvoirs publics”, explique Paul Essartial, président de la fédération nationale des Conseils des Chevaux et vice-président du Conseil des Chevaux de Basse-Normandie. L’organisme a déjà quelques acquis à son actif avec l’obtention du pôle de compétitivité, la création du centre de promotion de l’élevage ou la consolidation du laboratoire Cirale de Dozulé. Le fonds Epron, abondé par le PMU, a contribué à ces améliorations.

Le PMU  pourvoyeur de fonds
En 10 ans, la filière s’est structurée. Mais les professionnels du cheval redoutent l’intervention de l’Europe. En ligne de mire :  le monopole du PMU. Concurrence oblige, Bruxelles exige la libéralisation des jeux d’argent. Un coup dur pour la filière équine française dont le financement est assuré par le Pari Mutuel Urbain Ce dernier représente une retombée de 600 millions d’euros pour la filière. “Le PMU appartient au monde du cheval et il le fait vivre. Il alimente les fonds Epron.  L’arrivée des bookmakers n’est pas négociable”. Dans ces conditions, Paul Essartial fustige le libéralisme dans le système équin. “Nous avons vu le résultat en Allemagne et en Belgique. Le nombre de réunions est en chute libre. Les gains redistribués par les sites de paris en ligne sont plus faibles. Effectivement, ils doivent faire vivre des fonds de pension. Le PMU, lui, n’appartient qu’à la filière”. Le président de la fédération des Conseils des chevaux doit encore rencontrer le ministre du budget. “On ne doit pas tout casser sous un prétexte libéral”.

Normandie région du cheval

La libéralisation aurait un impact sur la région. La Basse-Normandie est en effet la région du cheval. “Elle a obtenu le pôle de compétitivité. Entre autres, il doit nous aider à nous développer à l’international. Le centre équi-ressources*, à savoir l’ANPE du Cheval, fonctionne depuis 2 mois. 50 personnes ont été placées. Avec le PMU, c’est aussi indirectement une filière régionale qui vit”, rappelle Laurence Meunier, présidente du pôle de compétitivité filière équine.
V.M.
(*Contact : 02 33 39 58 57)
Les ateliers des assises du cheval
- Développement de la formation dans la filière.
- Développement des marchés de l’utilisation du cheval.
- Développement de la cohésion institutionnelle de la filière.
- Développement des entreprises de la filière.
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