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L’identification ovine caprine : ce n’est pas si compliqué !

Mise en place étape par étape entre 2005 et 2010, les règles actuelles de l’identification ovine caprine sont désormais stabilisées...

Pour faire le point, les services Identification de Normandie apportent quelques conseils pour répondre aux exigences réglementaires et utiliser l’identification pour la conduite et le suivi du troupeau. Les principaux objectifs de l’identification ovine caprine sont le suivi sanitaire des animaux et la traçabilité (sécurité alimentaire). Le dispositif s’applique à tous les détenteurs (professionnels, particuliers, retraités,…) et quelle que soit la production (lait, viande, loisir, animaux de compagnie,…). L’identification a aussi d’autres rôles essentiels comme la sélection génétique avec l’amélioration ou la conservation des races, et, surement le plus utile pour les éleveurs, le suivi en élevage avec le repérage individuel des animaux.En témoignage, Maurice et Yveline Dubois, éleveurs d’une vingtaine de brebis à St-Cyr du Ronceray depuis 30 ans, nous expliquent comment ils assurent l’identification de leurs ovins et le suivi administratif. “Au début, nous  trouvions ça un peu laborieux et puis maintenant, nous nous sommes habitués!” constatent Maurice et Yveline Dubois.Pour commencer l’année, les services Identification invitent les éleveurs à faire un bilan pour mettre à jour l’identification des animaux et préparer l’année à venir. En cours d’année, d’autres opérations sont à réaliser lors des naissances et des mouvements d’animaux.

Le point annuel

En début d’année, les services Identification adressent plusieurs documents à tous les détenteurs de la région. C’est le bon moment pour faire le point sur l’identification des ovins et caprins avec :- le recensement annuel : souhaitant une gestion simple et économique, la réglementation prévoit une déclaration annuelle des effectifs adultes et du nombre de naissances qui ont eu lieu l’année précédente. “Je compte mes brebis et le bélier. J’ai le nombre de naissance puisqu’elles sont marquées sur mon cahier” commente M. Dubois.


- L’identification des animaux : un point sur l’identification des animaux est nécessaire. Les animaux doivent tous avoir 2 boucles jaunes dont une électronique, excepté les animaux nés avant 2005 qui portent une boucle saumon. Les boucles perdues doivent être commandées et remplacées à l’identique.

• Commande des repères pour l’année à venir : un bon de commande de repères d’identification est mis à disposition par les services Identification. Un point sur le stock de boucles est à faire pour calculer les besoins de l’année à venir en fonction du nombre de naissances prévues (maxi 1,5 naissance/mère). Si le stock est insuffisant, le bon de commande est à compléter selon les besoins. M. Dubois précise : “Je regarde ce qu’il me reste. Je commande le nombre qu’il me faut pour mettre aux petits à venir dans l’année. J’en profite pour régler ma cotisation”.

• Rebouclage : il ne faut pas oublier de commander les boucles de rebouclage. Si les repères provisoires rouges sont utilisés, leurs dates de pose et la correspondance avec le N° d’origine doivent être enregistrées.


- Le registre : un point sur les documents à remplir et à conserver est essentiel (votre registre d’élevage).

• Suivi de l’identification : toutes les dates de pose de repères sur les animaux ainsi que l’année de naissance (délai de pose maximum de 6 mois) doivent être notées sur papier par les éleveurs.  En cas d’oublis, la date la plus juste possible est complétée. Pour enregistrer ces données, les formulaires fournis ou tout autre support comme un carnet peuvent être utilisé. Il faut prendre celui qui convient le mieux ! “Nous notons tout sur un cahier avec le numéro des boucles. Faut mieux tout marquer sinon nous ne nous en rappelons pas. Nous notons aussi les ventes. Comme cela, tout est tracé : l’ordre et la date d’agnelage, le n° de la mère, le nombre d’agneaux, les mortalités, le prix de vente et le nom de l’acheteur” signale M. Dubois. “Tous les papiers sont classés dans un tiroir et les documents sont conservés dans des enveloppes par année. J’ai commencé à enregistrer en 2004, sinon je ne m’y retrouvais pas !”.

• Notification des mouvements : tous les achats ou ventes d’animaux vivants doivent être notifiés au service Identification. Un point sur les transactions réalisées depuis un an est à faire. En cas d’oubli, les mouvements concernés sont notifiés au service Identification (par papier ou informatique).

En cours d’année

- Naissances : après chaque mise-bas, les petits doivent être bouclés dans les premiers jours pour les repérer. Ainsi, le lien avec la mère peut être fait mais aussi l’enregistrement et le suivi des soins apportés aux animaux. La date de pose des repères et l’année de naissance doivent être notées sur le registre. M. Dubois explique : “Les agnelages ont lieu en janvier-février. Nous posons les bagues au fur et à mesure dans le 1er mois, après être sûr qu’ils sont vigoureux. Il faut savoir s’ils vont vivre ou pas !”.
- Entrées/sorties d’animaux vivants : après chaque transaction, le mouvement de circulation des animaux doit être notifié au service Identification soit par papier ou informatique. Le site Synel ou un logiciel agréé peuvent être utilisés. “Nous gardons des agneaux pour notre consommation personnelle, sinon nous les vendons à notre boucher ou à l’abattoir” raconte Mme Dubois. Mon mari les emmène à l’abattoir le matin de bonne heure. Je remplis le document de circulation avec nos coordonnées, l’immatriculation du véhicule, l’heure de départ, le n° des animaux et le nom du destinataire”. “Après le déjeuner ou dans la journée, je notifie sur le site Synel. J’aime bien la déclaration sur internet. Je prends mon temps. Nous  pouvons appeler le service Identification qui nous guide si nous avons un problème” complète Mme Dubois.
- Equarrissage : en cas de perte d’animaux, le service Equarrissage est prévenu. Les bons d’enlèvement  sont conservés 5 ans. Les enlèvements de cadavres ne sont pas à notifier au service Identification.L’identification ovine caprine peut paraître complexe, mais la mise en place de quelques règles simples suffit pour valoriser le suivi des animaux et devenir un véritable outil d’élevage.

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