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Divagation des animaux
Limiter les risques

La divagation des animaux sur les routes peut créer de graves accidents.

En bordure de route, avec bon talus ou une haie fournie, une clôture fixe plus légère peut être envisagée.
En bordure de route, avec bon talus ou une haie fournie, une clôture fixe plus légère peut être envisagée.
© DR

En prenant quelques précautions, il est possible de s’approcher du risque “zéro” :
- surveiller régulièrement les animaux à la pâture ;
- vérifier les clôtures à chaque visite : état, fonctionnement ;
- se méfier de la routine. L’inattention peut provoquer l’oubli d’un geste : fermeture d’une barrière, remettre la clôture sous tension… ;
- en période hivernale, avant la sortie des animaux, vérifier et remettre en état les clôtures fixes et les barrières.

Des bonnes barrières
En bois, en métal peint ou galvanisé, la barrière rigide est à privilégier en bordure de route. Dans le cas d’un remplacement près d’une route passagère, il peut être judicieux de la décaler de 5 à 12 m vers l’intérieur ; cela permet d’entrer et de sortir avec un véhicule en toute sécurité.
Solution économique mais moins pratique, la barrière “barbelés” est adaptée aux parcelles peu fréquentées (culture) : prévoir 4 rangs et des piquets intermédiaires (diamètre 5/8 cm) tous les 60 cm.
Pour limiter les risques à l’exploitation, la stabulation peut être sécurisée par une barrière. Celle-ci est fermée la nuit (avant la traite du soir et jusqu’ après traite du matin), le week-end, et éventuellement une partie de la journée selon les circonstances : Un animal qui sort accidentellement des bâtiments a plus de chance de rester sur l ’exploitation.

Une clôture dissuasive
Lors de la suppression d’une haie ou d’un talus, les services des routes de l’Equipement ou du Conseil général montent une clôture fixe composée couramment :
- de piquets carrés de section “100/120”, en bois ou béton, plantés tous les 2,50 m à 3 m ;
- de 5 rangs de barbelés espacés de 25 cm, avec le dernier rang à 1,20 m/1,30 m.
L’entretien et la remise en état sont à la charge de l’exploitant : l’agriculteur est en droit d’exiger des matériaux de qualité, adaptés à ses besoins (grillage au lieu de barbelés si ovins, piquets ronds plutôt que poteaux sciés,...).
Si vous devez créer ou refaire une clôture en bordure de route, sans talus et sans haie, il faut prévoir :
- des piquets de 1,80 m à 2 m, (acacia, châtaignier, pin traité ...) plantés au tiers de leur hauteur tous les 2,50 m à 5 m selon le terrain ;
- des piquets d ’angle en “tête de ligne”, plus gros et avec jambe de force calée ;
- 4 rangs de barbelés espacés de 25 à 30 cm : dernier rang à 1,20 m/1,40 m (bovins, chevaux), premier rang à 35/40 cm.
Pour les chevaux : l’utilisation de rubans “haute visibilité” renforce l’effet visuel de la clôture et évite les blessures.
Avec les moutons, il est nécessaire de clôturer le moindre espace : le grillage est très employé (maille carrée de 10/12/14 cm, hauteur de 80 à 90 cm).
Prévoir également du grillage en bas de barrière, si les espaces autorisent le passage des agneaux.
En bordure de route, avec bon talus ou une haie fournie, une clôture fixe plus légère peut être envisagée. Elle doit être efficace, tout en autorisant l’entretien de la haie ou du talus (facilité de démontage, pâturage ou entretien sous les fils, débroussaillage,...).

Penser aux passages d’hommes
Placés aux endroits stratégiques, les passages d’hommes évitent les détours, l’ouverture des barrières, la détérioration des clôtures, ... En bref, ils facilitent la vie pour l’exploitant, les chasseurs, les pêcheurs… tout en diminuant les risques de divagation des animaux.

Christian Savary
Chambre d’Agriculture de la Manche
csavary@manche.chambagri.fr
www.manche.chambagri.fr

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