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Lin : les presses Feraboli ont la fibre

Le marché de la presse tourne rond pour Feraboli. En 2 ans, la SAMA a commercialisé 50 machines du constructeur italien. Le concessionnaire a senti le marché et adapte ces outils pour l’enroulage du lin. Délaissées pour des automoteurs pendant quelques années, ces presses reviennent aujourd’hui en force. Leur principal pouvoir de séduction : le rapport qualité-prix.

© VM

Dans la cour de la SAMA à Bretteville-l’Orguilleuse, l’alignement des presses Feraboli extreme 265 LT Eco   impressionne. Le concessionnaire en a vendu 40 qui s’ajoutent aux 10 de l’année précédente. La mise en service d’un tel parc matériel s'avère historique. Elle ne s’improvise pas. 65 agriculteurs sont donc passés par la case formation, le 14 juin dernier. L'accent a été mis sur la prévention des pannes. Un dispositif particulier sera également élaboré lors des premiers tours de roue à la fin de l’été. La SAMA et Feraboli ont bien rodé leur partenariat pour répondre à un besoin spécifique des liniculteurs du département. La concession calvadosienne profite d’une architecture de la machine favorable au lin et monte des kits adaptés.

Meilleur rapport qualité-prix pour l’enroulage
L’utilisation d’une presse Feraboli ne s’avère pas nouvelle pour ces producteurs qui l’ont ensuite un peu délaissée au profit des automoteurs. Depuis deux ans, Feraboli fait un retour en force dans les exploitations. “En adaptant une machine aux besoins spécifiques des liniculteurs, nous avons su provoquer le marché”, estime Philippe Duval directeur de la SAMA. Avec des hectares de lin en hausse, l'équipement doit suivre. La qualité du travail de la Feraboli et son kit «lin» ont visiblement séduit les teillages privés et coopératifs. Leur cahier des charges est respecté au déroulage. De quoi expliquer cette vente massive...

Trois enrouleurs pour le prix d'un automoteur
Le rapport qualité-prix est un autre point mis en avant. Le coût d’un automoteur finance trois presses. Le choix de la CUMA de l’Odon (14) illustre cette réorientation technique. Le groupe a acquis cinq presses en 2015 et deux supplémentaires en 2016. Les sept enrouleurs permettront de récolter 195 hectares. “La fenêtre météorologique optimale pour la récolte est très courte. Nous avons 5-6 jours, parfois moins. Avant, nous utilisions 3 automoteurs. Aujourd’hui, nous disposons de 7 Feraboli qui nous apportent plus de souplesse. Chaque machine travaillera en moyenne 28 hectares. C’est une réponse à l’augmentation des surfaces de lin”, explique Paul Vico, trésorier de la CUMA. Lors de la dernière récolte, 5 presses se sont révélées un peu juste pour 163 hectares. “Le lin d’hiver monte en puissance. Mais, sa période de rouissage est plus longue. Donc, l’enroulage se concentre”.

Un dépannage de proximité
Cet emploi du temps tendu justifie également la collaboration avec la SAMA. “En cas de problème, nous sommes dépannés rapidement. Avec du matériel spécifique lin, trouver la bonne pièce nécessite plus de temps”. Autre argument qui plaide en faveur de la marque rouge : le confort de travail. “Nous sommes sur un tracteur. C’est plus agréable que l’automoteur”. En cabine, le chauffeur contrôle la densité de la balle grâce à un boîtier électronique visiblement bien pensé. “Ce système a bien progressé. C’est ergonomique et simple d’utilisation. On peut réaliser un noyau tendre et resserrer la balle sur les derniers centimètres”.

L'efficacité avant la beauté
Avec la Feraboli adaptée pour le lin, la SAMA espère convaincre au-delà du Calvados, notamment dans l'Eure. Antoine Valéry, responsable des ventes, insiste sur la rentabilité. La presse ne remportera pas les concours de beauté, mais la démarche est assumée. « Nous avons demandé au constructeur une gamme Eco. Un carter éprouvé en métal plutôt qu'en fibre permet de contenir le prix ». Avis aux amateurs d'efficacité plus que de design.

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