Aller au contenu principal

L’indifférence de Lactalis envers les producteurs

Dans un communiqué de presse, l’Organisation des Producteurs Normandie Centre dénonce l’indifférence dont fait preuve le groupe Lactalis envers les producteurs de lait.

© TG


« Quel argument peut briser l’indifférence dont fait preuve le groupe Lactalis envers la situation très grave que vivent les producteurs de lait actuellement ?Si la situation n’évolue pas, une grande partie des producteurs de lait livrant au groupe Lactalis disparaitront à la fin de l’année 2016.Est-ce que le groupe Lactalis accepterait de signer un contrat avec la distribution qui l’obligerait à vendre à perte ses produits ? La réponse à cette question est bien sûr non ; pourtant c’est ce que le groupe Lactalis inflige à l’ensemble de ses fournisseurs.Ces 2 dernières années, nous n’avons cessé de réaliser notre mission : défendre l’intérêt de nos adhérents et négocier prix et volumes avec le groupe Lactalis. Malgré toute notre bonne volonté, force est de constater que le groupe Lactalis s’oppose par tous les moyens à toute idée de négociation avec les éleveurs via les OP. Cette situation conforte la vitalité de l’entreprise au détriment de ses producteurs fournisseurs.La situation des producteurs de lait livrant au groupe Lactalis est intenable. Ainsi, pour le mois d’août, le prix annoncé par Lactalis pour la Basse-Normandie atteint 213,75€/1000L, auxquels s’ajoute un impact négatif de la flexibilité de 9,18€/1000L et un complément de 48,37€/1000Loctroyé « généreusement » par la laiterie ! En somme, le prix de base des fournisseurs de Lactalis est de 252,94€/1000L en août pour la Basse-Normandie. Pendant ce temps, les autres laiteries normandes affichent un prix de base compris entre 270 et 310 €/1000L. Le leader français du lait ne peut pas rester déconnecté des prix pratiqués par les autres laiteries françaises. De plus, depuis plusieurs mois, nous demandons au groupe Lactalis de prendre en compte les coûts de production de ses fournisseurs dans l’élaboration du prix du lait. L’entreprise refuse catégoriquement cette proposition… Ainsi, après des mois et des mois de propositions de notre part, pour essayer de construire ensemble les bases de la rédaction d’un futur contrat-cadre en accord avec le groupe Lactalis, le dossier n’avance pas. Il faudra donc en passer par la loi. C’est pourquoi, parallèlement aux discussions engagées avec l’entreprise, dont l’issue est encore ouverte, nous avons travaillé pour introduire dans le projet de loi Sapin II, des dispositions en faveur de la filière laitière. L’OPNC a ainsi été auditionnée par l’Assemblée Nationale. Elle s’est par ailleurs démenée pour obtenir un entretien à la Commission Européenne. Notre but est que demain, les OP puissent enfin jouer leur rôle : un prix pour un volume donné.D’autre part, si les producteurs de lait attendent que le projet de loi Sapin II clarifie les négociations producteurs/acheteurs, ce n'est pas le cas du groupe Lactalis qui espère, au vu du calendrier électoral et de sa capacité de lobbying, vider ce texte des avancées qu’il contient pour les producteurs de lait. En effet, le groupe Lactalis se complait dans sa position dominante et n’hésite pas à se faire entendre auprès des pouvoirs publics pour que la situation ne change pas, au détriment des éleveurs laitiers. Le groupe Lactalis ne veut tout simplement pas d’OP qui puissent le freiner dans sa stratégie dominatrice et destructive qui ne sert que son profit, détruisant au fur et à mesure un grand nombre d’élevages, ce qui lui permet d’une manière perverse de réduire ses coûts de collecte ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Saganne de l'EARL Allix (Carantilly), s'est imposée dans le final du concours départemental à Lessay, le 12 septembre.
[EN IMAGES] Concours Normandes : Saganna dans les pas d'Hamada
Une nouvelle fois, l'EARL Allix de Carantilly inscrit son nom dans le palmarès du concours départemental de Lessay, le 12…
Les places à gagner au stade d'Ornano sont pour le match Caen-Bastia, jeudi 27 août à 20h45.
Gagnez vos places pour le prochain match du SM Caen à domicile
Avec l'Agriculteur Normand et Nii imprimerie, partenaire du stade Malherbe Caen, participez au tirage au sort pour assister à un…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Dix éleveurs de Limousines ont concouru à Lessay le 12 septembre. Et c'est Vedette de chez Romain Lalouelle qui s'impose. Un nom qui lui va bien.
Limousine : le juge mise sur une jeune femelle
Le samedi matin à la foire de Lessay, les Limousines s'installent sur le ring. Ce fut encore le cas le 12 septembre. Le juge…
Publicité