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"L'installation reste prioritaire"

A 30 ans, François Rihouet occupe depuis le congrès de Saint-Brieuc un poste d'administrateur. En quelque sorte la voix de la Manche au niveau national.

François Rihouet, à 30 ans, il succède à Jérôme Chapon 
pour représenter la Manche au JA National.
François Rihouet, à 30 ans, il succède à Jérôme Chapon
pour représenter la Manche au JA National.
© ec

" Sans mon environnement familial, c'est-à-dire mes parents, jamais je n'aurais accepté d'être administrateur national au JA. Grâce à leur soutien, nous avons mis sur pied une organisation qui me permet de dégager du temps". François Rihouet, installé en EARL sur Périers, est producteur laitier, mais aussi de bovins en filière qualité race normande. "Je produis aussi des plaquettes de bois issues de la taille de mes haies". Membre des JA depuis 2013, il a à coeur de défendre sa profession et surtout l'installation des jeunes.

Travail en commun
"Réfléchir aux difficultés de l'ensemble de la profession agricole dans son coin n'aboutit pas à grand-chose. En discuter en groupe, de l'échelon cantonal au national, là c'est intéressant. Nous pouvons comparer et proposer".  L'occasion de rendre hommage à l'ancien président national des JA, François Thabuis, et à son prédécesseur manchois, Jérôme Chapon. Objectif premier de François Rihouet, défendre l'ensemble des filières françaises mais avant tout le lait. "Avec la sortie des quotas, de nombreuses interrogations émanent du terrain. Ce que nous voulons ? Le respect du chiffre d'affaires des exploitants et la pérennité de leur entreprise". Autre préoccupation, l'installation. "Ceux qui envisagent ou entament un parcours DJA misent sur l'avenir. Nous devons, tous ensemble, leur donner un maximum de visibilité sur leur métier. En France, nous avons un modèle économique agricole qui fonctionne : 95 % des installés sont encore là dix ans après". Et François Rihouet d'enfoncer le clou, "les Pouvoirs publics, l'administration, doivent faire attention à ne pas casser un système qui, malgré ses imperfections, marche. Autre impératif, les entreprises laitières, dans le cadre des contrats, doivent payer correctement le producteur, afin qu'il puisse dégager de la marge pour conforter son système d'exploitation".
Le gros défi des JA 50 ou du national reste donc plus que jamais cette fameuse donne de l'installation. "Ce n'est qu'en maintenant notre force de propositions vis-à-vis de la transformation, que nous pourrons relever ce challenge". Une inquiétude cependant, "la biodiversité, nous sommes pour bien sûr ; attention cependant à ne pas pénaliser, là aussi, nos outils de production. Il paraît évident que nous n'allons pas dégrader un environnement dont nous avons besoin. Lorsque l'on voit le projet de descendre la norme de 50 mg de nitrates par litre d'eau à 20, on marche sur la tête".

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