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Covid-19
Maintenir l’état sanitaire des animaux pour ne pas aggraver la crise humaine

Dans les trois départements, les Groupements de défense sanitaire s’organisent en pleine crise du coronavirus : travail à distance ou en équipes réduites, suivis d’élevages, prophylaxie, cartes vertes… On fait le point, ce mercredi 18 mars 2020.

© DB

« L’agriculture est une activité essentielle à la Nation. Les GDS et l’Association pour l’identification du cheptel du Calvados (AICC) doivent, coûte que coûte, fonctionner pour assurer une surveillance sanitaire des cheptels », assure Etienne Gavart, directeur du GDS du Calvados. Au deuxième jour de confinement des Français face au coronavirus, les structures assurent leurs missions. Dans les trois départements, les effectifs dans les locaux sont réduits, une partie des salariés est en télétravail. « J’ai renvoyé chez elles les personnes sensibles au virus. Ne restent que des gens en pleine forme. L’équipe est divisée par deux », décrit Etienne Gavart.

Carte verte : à jour

« L’AICC est à jour. Nous le sommes aussi : les documents sont édités et mis sous plis, la surveillance de la prophylaxie est assurée. Les laboratoires fonctionnent, les prélèvements sont analysés et les résultats transmis. Cela couvre aussi les autopsies. » Dans la Manche et dans l’Orne, même son de cloche. « Tout est traité au jour le jour, décrit Hervé Marie, président du GDS 50. Des personnes assurent du présentiel pour les Attestations sanitaires à délivrance anticipée (Asda). » Yvan Burel, président du GDS Orne, relate que « des collaborateurs sont affectés à l’impression des cartes vertes et répondent aux questions des éleveurs ». Seule interrogation pour la distribution des cartes, le maintien des services postaux, les salariés pouvant à un moment faire valoir leur droit de retrait. Les trois structures vont mettre en pause les impressions Asda, pour deux ou trois jours, le logiciel Sigal de saisie étant en opération de maintenance annoncée à l’échelle nationale. Dans le Calvados et la Manche, « les commerciaux de Farago ne se déplacent pas, prévient Etienne Gavart. Les commandes se font par téléphone. Un drive est en place pour les récupérer. Nous assurons les livraisons en cas de besoin. Le paiement se fait en ligne ou par chèque. »

"Les professionnels sont invités à ne prendre en charge des animaux qu’en cas de nécessité, pour des raisons de risque sanitaire ou d’impacts en termes économique ou de bien-être animal." L'ordre national des vétérinaires.

Visites d’élevage : nouveau concept

Des visites d’élevage par téléphone sont en place. « C’est un nouveau concept. Au lieu de se retrouver à trois, avec le vétérinaire et l’éleveur autour d’une tasse de café, on fait une réunion Skype, décrit Etienne Gavart. On décrit les maladies à l’éleveur. S’il voit quelque chose, il peut nous le montrer en photo ou par vidéo. En revanche, s’il n’a pas de webcam voire d’internet, nous pouvons échanger par téléphone. » Hervé Marie souligne que « les visites d’élevage par téléphone ne sont pas un souci pour les techniciens et techniciennes du GDS. Le télétravail se met en place partout ». Alors que la France se pose la question de la télémédecine, Etienne Gavart souligne : « bien souvent, les agriculteurs ont une longueur d’avance ».

Véto et médicaments

Les vétérinaires assurent les soins immédiats aux animaux, les contrôles d’achat, la prophylaxie des animaux quand la mise à l’herbe approche, les contrôles d’avortement. « Les vétérinaires sont mobilisables et assurent les urgences. En cas de botulisme par exemple », illustre Hervé Marie. Sur la question des médicaments, « l’approvisionnement est assuré normalement, entre deux à quatre fois par semaine, estime Edmond Roy, vétérinaire à Carentan-les-Marais (50). Nous fournissons les médicaments nécessaires, vermifuges, produits de tarissement, vaccins, etc. Il faut maintenir le niveau sanitaire des cheptels et ne surtout pas ajouter une crise animale à celle humaine. » Il décrit la marche à suivre : « avant tout déplacement, appeler son vétérinaire pour passer la commande. Dans le cadre du bilan sanitaire d'élevage nous pouvons préparer des colis que nous déposons, avec l’ordonnance, dans un endroit convenu où il n’y aura pas de contact. Il faut gérer les flux sur place afin de limiter la queue devant les cliniques ». Hervé Marie de conclure :« n’entretenons pas la psychose, mais prenons les mesures pour que tout aille bien. Ne sous-estimons pas l’importance du sanitaire, aussi bien pour les humains que pour les animaux ».

Informations sur :

http://www.gds-calvados.fr/

https://www.gds61.fr/

http://www.gds-manche.fr/

 

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