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Manche : 40 tracteurs à l’assaut de la MSA

Une soixantaine de producteurs en colère ont littéralement déboulé, notamment du Val de Saire, sous la houlette de la FDSEA, pour protester contre des charges qu’ils ne peuvent plus payer.

© EC

Leur arrivée a surpris tout le monde à St-Lô, mardi dernier. Annoncés pour 11 h, les producteurs de légumes manchois, dont une large délégation du Val de Saire, ont une nouvelle fois manifesté leur colère, cette fois devant la MSA. “Notre chiffre d’affaires est en chute libre. Des promesses ont été faites et on ne voit rien venir sauf des mesurettes” expliquent les maraîchers.

Trop de charges
Partis pour certains à 5 h de leurs exploitations, ils ont donc rallié la ville-préfecture avec des remorques remplies de déchets légumiers, de pneus et autres cagettes. Première étape, lors de leur arrivée à 8 h, un coup de semonce devant la préfecture. Retour sur la place de l’hôtel de ville. Petit briefing avant de prendre la route de la MSA et le grand déversement a commencé, non seulement devant la façade de la MSA mais aussi devant le Crédit Agricole, situé à côté. Pour Jean-Michel Hamel, secrétaire général de la FDSEA et Jean-Luc Leblond, “les producteurs ne peuvent se satisfaire des mesures annoncées le 26 septembre dernier par le ministre. Ils ont plus que jamais besoin de mesures urgentes pour soulager les trésoreries exsangues”. Il est vrai qu’à la lecture des comptabilités, un constat : les producteurs sont asphyxiés par des charges insupportables et une pression insoutenable de la distribution. “Nous attendons toujours un soutien concret qui passerait par la mise en place d’une année blanche avec, notamment, une prise en charge de la totalité des cotisations sociales”.
Dans la matinée, une délégation a été reçue par les dirigeants de la MSA. Une pétition a été portée indiquant que l’ensemble des producteurs de légumes n’était pas en mesure de régler les cotisations sociales sur l’année en cours. “Nous demandons aussi une remise des pénalités de retard qui vont nous être signifiées, compte tenu du non-respect du calendrier de paiement de ces charges”.
Lors de cette manifestation, le pire a été à nouveau évité. Les légumiers ont indiqué qu’ils n’avaient plus rien à perdre. “La première fois, nous avons distribué  nos produits, la seconde fois, on déverse ces mêmes produits. Si nous revenons une troisième fois, on fera parler la poudre”.

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