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Maraîchage : le magicien d’Oz en action

Il est petit mais plutôt costaud. L’engin mis au point par une “Start-Up” de la région toulousaine était en démonstration, la semaine dernière, aux pépinières d’Elle (50).

© EC

Désherber en maraîchage ou pépinière est loin d’être une sinécure. Soit, le chef d’exploitation joue la carte des produits chimiques ou du sarclage manuel. Dans le premier cas, la facture s’avère lourde, non seulement pour les bidons, mais aussi le sol. Jouer de l’outil manuel peut entraîner des problèmes de santé. Bien sûr, un microtracteur équipé de
sarcleurs peut faire l’affaire ; là aussi un inconvénient, la largeur des rangs et les heures pour le rendre nickel. Du coup, une “Start-Up” toulousaine, NAÏO, a planché dans tous les sens du terme sur la problématique et propose son robot “OZ” désherbeur de dimensions certes réduites, tout comme son prix (20 000 €), mais efficace, une fois les bons réglages trouvés.

Énergie électrique
Actuellement, une vingtaine de robots sont en activité sur le sol français. L’entreprise du sud-ouest cherche à conquérir de nouveaux clients. Son technicien parcourt toutes les régions légumières pour convaincre du bien-fondé de son engin. Première surprise, celui-ci est de dimension très réduite. “Il fonctionne à l’énergie électrique grâce à deux batteries classiques au plomb (3 heures d’autonomie pour un coût inférieur à 2 €/ha), mais on peut les remplacer par des batteries au Lithium”. Sous le capot de l’appareil, deux “yeux”, en fait les instruments de guidage lorsqu’il entre en action. Devant et derrière, deux autres capteurs permettant à “OZ” de ne pas dévier de la trajectoire défini. “En mettant au point “OZ”, nos axes de travail ont été basés sur une limitation de l’impact environnemental, le gain de temps et bien sûr la réduction de la pénibilité”. Les quatre routes sont motrices et cerise sur le gâteau, il se pilote grâce à une télécommande. “D’autres outils sont disponibles en option. D’un point de vue agronomique, grâce à un désherbage régulier et efficace sur le rang et l’inter-rang, on note une diminution de la concurrence des adventices et des risques sanitaires. Les producteurs ont de meilleures récoltes tant en quantité qu’en qualité et donc une meilleure rentabilité”.
Après quelques tâtonnements pour arriver à trouver les bons réglages dus en grande partie aux branches basses des arbustes de la pépinière d’Elle, située à Villiers-Fossard, “OZ” a effectué correctement son travail en enfonçant ses fers à deux centimètres de profondeur sur quelques dizaines de mètres. Un véritable petit magicien qui devrait acquérir de nouveaux pouvoirs au fil des mois. Les techniciens de NAÏO veulent encore et toujours l’améliorer.

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