Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Marché au cadran : utile aux éleveurs

L’assemblée générale de la Sicamon aura lieu ce vendredi 7 juin à Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados). Une structure qui gère le marché au cadran à Saint-Pierre-sur-Dives mais aussi Soligny-la-Trappe (Orne) et Lieurey (Eure). Ce marché dans trois villes démontre son utilité pour les éleveurs. Trois d’entre eux en témoignent.

© SB

ll La Sicamon gère à elle seule les marchés au cadran de Saint-Pierre-en-Auge (Calvados), Soligny-la-Trappe (Orne) et Lieurey (Eure), où pas moins de 5 303 bovins, 402 veaux et 5 625 moutons ont été acheminés l’année dernière. Un chiffre qui a tendance à se réduire, notamment en bovins. « Nous avons enregistré une baisse de 877 animaux. Cela s’explique en raison des cours qui ne correspondent pas toujours aux attentes des éleveurs, l’arrêt vers l’export, et la FCO qui a limité la circulation des animaux », explique Denis Hauvel, président de la structure.
Toutefois, les éleveurs se disent attachés au marché au cadran. C’est le cas de trois d’entre eux, Olivier Landemaine, Didier Morin et Nicolas Hodin.

Pas trompés
Installé à Saint-Germain-de-Livet depuis 1999 en production laitière et allaitante, Olivier Landemaine amène des broutards depuis une dizaine d’années. « Pour moi, l’avantage consiste à choisir la date du marché, et par conséquent la date de sevrage des animaux. C’est différent que d’attendre que le marchand passe à la ferme », explique-t-il. Olivier Landemaine se dit aussi rassuré du fait que chaque animal est pesé à son arrivée. « On connaît les cotations. Alors, c’est assez rapide de calculer. Et au moment des enchères, on sait si on se situe dans le prix du marché. Personne n’est trompée », complète-t-il, tout en espérant voir arriver de nouveaux acheteurs. Les producteurs de viande de race particulière pourraient être intéressés. 

Le chèque en main
Didier Morin, éleveur à Castillon-en-Auge, en production laitière depuis 1991, amène 50 % de ses animaux au marché au cadran. « Cela permet d’être face à plusieurs acheteurs. Nous avons plus de chance de vendre à un prix correct », reconnaît l’éleveur. Les cotations figurent dans les journaux. Mais au sein de l’exploitation, ce n’est pas toujours évident de se faire une idée du prix. Alors, il ramasse 4 à 8 animaux à chaque fois. « C’est pour une question d’organisation », prévient-il. A l’issue du marché, les éleveurs repartent avec le chèque en main. « C’est un autre avantage. Quand il faut payer une facture, on sait qu’on pourra le faire rapidement. Il n’y a pas de délai à attendre », souligne-t-il, tout en mettant en avant l’ambiance. « C’est l’occasion aussi de rencontrer d’autres paysans et de discuter entre nous. »

Une question d’organisation
Nicolas Hodin, jeune éleveur installé en 2013 à Ernes en production Charolaise, connaît le marché depuis tout petit. Alors, chaque année, il vient y vendre une vingtaine d’animaux. « C’est facile, et c’est rapide comparé à la vente à la ferme. En général, on fait venir deux marchands, cela demande du temps à chaque fois. Là, quand je suis décidé, je m’organise. Je réunis les animaux. C’est ce qui demande le plus de temps », explique le jeune, qui reconnaît avoir ramené sur l’exploitation que très rarement des animaux. « Même si les règles sanitaires sont strictes, cela évite pour moi de prendre le risque de ramener des maladies », assure-t-il.
Désormais, pour conserver les éleveurs, il faut conserver le marché. C’est ce à quoi s’emploie l’équipe de Denis Hauvel. « Nous devons engager des travaux sur les trois sites, entre autres au niveau des cabines de vente, des logiciels, de l’installation informatique et des locaux en général », prévient le président. Les discussions sont lancées pour trouver des partenaires financiers. Mais ces travaux restent essentiels.
A compter du 1er juillet, le début de la vente sera avancé à 14 h au lieu de 14 h 30. Les animaux pourront arriver dès le matin pour les éleveurs qui le souhaitent pour permettre à la fois aux éleveurs mais aussi aux marchands de repartir plus tôt.
A noter que le marché du lundi 10 juin à Saint-Pierre-sur-Dives est reporté au marché 11 juin à la même heure en raison de la Pentecôte.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité