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Coopérative
Marché mondialisé pour une coopérative à taille humaine

La coopérative de Creully renoue avec les bénéfices. Parallèlement, face à des cours du blé en “yoyo”, elle s’adapte et ne veut pas oublier les éleveurs. Les chiffres présentés lors de l’assemblée générale le confirment.

“Si les céréales françaises sont appréciées à l’export, c’est parce qu’elles sont panifiables avec des taux de protéines corrects, obtenus par des apports azotés mesurés et judicieux. Les élus de l’écologie politicienne, qui veulent nous faire diminuer les doses d’azote n’ont rien compris à l’économie et à l’agronomie. Pire encore, ils méconnaissent les besoins alimentaires des populations”, a affirmé Yves Julien dans son rapport d’orientation.
“Si les céréales françaises sont appréciées à l’export, c’est parce qu’elles sont panifiables avec des taux de protéines corrects, obtenus par des apports azotés mesurés et judicieux. Les élus de l’écologie politicienne, qui veulent nous faire diminuer les doses d’azote n’ont rien compris à l’économie et à l’agronomie. Pire encore, ils méconnaissent les besoins alimentaires des populations”, a affirmé Yves Julien dans son rapport d’orientation.
© VM

Comme toutes les entreprises, la coopérative de Creully est confrontée aux turbulences du marché. Comme toutes les entreprises, la coopérative de Creully peine à les identifier. “110 € la tonne de blé ou 250 €, c’est inconcevable. Ces turbulences ne profitent ni aux consommateurs, ni aux organismes stockeurs, ni aux producteurs. En revanche, elles peuvent détruire des filières. A qui profitent ces écarts ?”, s’interroge Yves Julien. Et le président de la coopérative n’oublie pas que la moitié de ses coopérateurs sont des éleveurs. “Nous avons la volonté de ristourner en direction des adhérents et des éleveurs. Même si cette stratégie s’avère pénalisante en termes d’image. Les agriculteurs  veulent disposer d’un prix d’acompte fort”.

Des divergences
Mais tous les coopérateurs ne prônent pas un système régulé. Certains s’avouent “très heureux du système actuel”. Puis de poursuivre, “avant, j’étais plus chauffeur de tracteur. Je préfère être un entrepreneur. On ne va pas se mettre des barrières face à des gens qui n’en ont pas sur un marché mondialisé. Nous ne voulons pas tous de régulation”. Dans la salle, ces propos suscitent quelques gémissements. Yves Julien accepte le débat et interroge : “teniez-vous le même discours à 110 €/t ? Les filières animales ne peuvent supporter ces à-coups”. Le débat est ouvert. Un coopérateur annonce qu’il clôturera son activité élevage en décembre prochain. “Je ne me lèverai pas à 7 heures chaque jour pour engraisser tout le monde. Les céréaliers ont besoin d’éleveurs pour vendre leur production”, rappelle-t-il.  La coopérative s’adapte à ces tendances, à ces divergences.

Un ingénieur pour affiner
les offres des producteurs
Si les agriculteurs optent majoritairement pour le prix moyen, d’autres choisissent le prix ferme. Enfin, une minorité semble se montrer plus joueuse. Pour affiner les offres aux producteurs, un jeune ingénieur commercial intégrera les effectifs en janvier. La recrue sera chargée de la commercialisation et des relations avec les acheteurs. “Cet ingénieur doit nous aider à nous adapter à la commercialisation. Mais, en avoine ou en céréales, nous ne pouvons pas toujours être au top partout, et surtout sur le prix moyen”, prévient Yves Julien.

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