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Max Vié (président de l’OPNC) : "non, Lactalis n’est pas une victime"

© DR

“Les adhérents des deux OP de producteurs de lait livrant à Lactalis (OPNC et OP de Quincy) viennent de recevoir un courrier de leur collecteur Lactalis dont nous reproduisons la copie.
Ce courrier n’est pas anodin. Preuve en est le nombre de coups de fil et de mails que je reçois depuis quelques jours ! Seuls sont destinataires les adhérents des OP qui ont lancé une action de groupe contre Lactalis au motif de non-respect du contrat sur la fixation du prix en 2013 et 2014. Ce traitement de « défaveur » est condamnable sur le principe et constitue un précédent inacceptable.
Le groupe Lactalis est d’ailleurs transparent  dans cette lettre : il nous dit qu’il doit tenir compte de la démarche des deux OP qui ont décidé d’aller en justice dans le cadre de notre « relation ».
Lactalis a décidé de nous punir nous qui sommes des élèves trop turbulents. Mais, nous ne sommes pas dans une cour d’école. Lactalis n’est pas notre maître et nous ses élèves !
Chacun sait que cette décision de saisir la justice a été prise suite à des  discussions infructueuses avec l’entreprise. Preuve que nous ne sommes pas fermés à la négociation : il y a un an, nous avions accepté un lissage du prix du lait  en début d’année. Certains producteurs nous l’avaient d’ailleurs reproché.
En clair, l’entreprise choisit aujourd’hui, par ce courrier, de traiter différemment les producteurs adhérents des OP qui ont décidé de saisir la justice. Toutefois, en réalisant une avance de trésorerie à certains producteurs, Lactalis n’est toujours pas dans le respect du contrat.
Cette lettre de Lactalis contient des menaces à peine voilées mais l’on comprend, et on le vérifie, que ces décisions de l’entreprise prendront effet dès maintenant.
Nous sommes au tout début d’une procédure juridique et l’entreprise réagit dès à présent. Cela ressemble fortement à un mouvement de panique. Considère-t-elle dès maintenant que le jugement lui sera défavorable ? Si elle était si sûre d’elle-même et « d’avoir tenu ses engagements » comme elle l’écrit, elle n’aurait pas besoin de faire pression pour espérer faire valoir son bon droit.
Une fois de plus, Lactalis entend diviser ses fournisseurs pour mieux appliquer sa propre loi. La méthode est révélatrice de l’état d’esprit de l’entreprise.
Une fois de plus, l’entreprise se présente en victime d’une situation qu’elle a elle-même créée. Les producteurs de lait apprécieront. Cela ne fait que me  conforter dans mon combat. Non pas contre Lactalis mais pour le respect de nos contrats.”

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