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Michel Hamel promu chevalier

Parmi les promotions au grade de chevalier de la Légion d’honneur annoncées dans le Journal officiel du 31 décembre, figure Michel Hamel, président de la Filière qualité race normande (FQRN) affichant plus de 50 années au service de l’agriculture. Cette promotion est « une reconnaissance du travail effectué », selon le récipiendaire manchois.

© SB

Michel Hamel a été promu par le président de la République le 30 décembre sur rapport du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Une reconnaissance pour cet éleveur qui s’est installé en 1965 à Saint-Jores et qui a à son actif plus d’une cinquantaine d’années d’investissement au service de l’agriculture. 

Paysan depuis 1965
« J’aime les animaux ! Si c’était à refaire, je serais à nouveau paysan. Et je m’engagerai tout autant », affirme Michel Hamel d’une voix claire et déterminée. Un message qui traduit le caractère de ce septuagénaire.
Paysan, il l’est depuis 1965, année où il s’est installé sur une petite partie de la ferme familiale à Saint-Jores (canton de Créances) avec une quinzaine de vaches de race Normande et une quinzaine d’hectares. Aujourd’hui, il est en Gaec avec son fils, Jean-Michel, et ce depuis 1989.

A la FDSEA à l’âge de 22 ans
Responsable syndical, il l’a été très rapidement, à l’âge de 22 ans, tout d’abord à l’échelle communale puis cantonale (1977) à la FDSEA de la Manche, et aussitôt au bureau départemental. Ce qui l’a conduit au poste de secrétaire général adjoint et secrétaire général avant d’être élu à la présidence de 1982 à 1991.  Ses responsabilités départementales l’ont amené à la région (interprofession laitière) et à l’instance nationale. Au sein de cette dernière, il a été entre autres vice-président du développement agricole et de la section sociale où en 1989 une réforme des cotisations sociales avait été engagée. « Pendant treize ans, j’ai passé trois jours à Paris toutes les semaines », se souvient l’éleveur.

La fierté de FQRN
Mais sa plus grande fierté reste la création de la Filière qualité race normande (FQRN) en 1991. « Je n’avais pas peur de me faire manger par les distributeurs. Ils ne me faisaient pas peur », raconte-t-il. Et depuis plus de 25 ans, la filière a tenu bon. « Il faut être sincère et droit dans ses bottes pour négocier. C’est toujours ce qui m’a animé », assure Michel Hamel. Et le succès de cette filière résulte en un cahier des charges détenu par FQRN, prévoyant que « tous les maillons de la chaîne seraient gagnants », poursuit-il.
Avancer collectivement
FQRN se développe autour de la table de négociations, avec l’envie d’apporter toujours la même plus-value aux éleveurs. Cette négociation s’est perdue au niveau du lait. C’est ce qu’il déplore le plus. « La contractualisation a coupé les pieds à la profession », regrette-t-il. Pourtant, il sait « qu’il n’y a que collectivement qu’on peut avancer. »
Son engagement dans le monde agricole s’est manifesté au sein de la Chambre d’agriculture de la Manche, ou encore au tout début à la Fédération d’actions techniques où il était question déjà de développement agricole. Il s’est investi au sein de la MSA pendant 25 ans, au Groupement de défense sanitaire avec comme dossier phare l’élimination de la brucellose, à la mise en place du centre comptable, appelé aujourd’hui AS Normandie. 
Cette promotion au grade de chevalier de la Légion d’honneur est « une reconnaissance du travail réalisé, de ma perception de l’évolution du monde agricole et de ma droiture », confie Michel Hamel.
A 74 ans, Michel Hamel se dit « toujours paysan, et fier de l’être ». Avec une mémoire intacte, il ne s’interdit pas d’écrire ces années d’engagement.

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