Aller au contenu principal

A La Chapelle-Cécelin (50)
Moins d’îlots, moins de trajets, plus de confort

Grâce à un aménagement foncier et en passant de 12 à 6 îlots, Jérôme Haupais économise du temps et du carburant.

Ne dites pas remembrement mais aménagement foncier. Le premier a fait couler beaucoup d’encre et, à sa simple évocation, on croirait entendre le ronronnement inquiétant des bulldozers au grand dam des haies. A contrario, l’aménagement foncier évoque un partage harmonieux et durable du territoire. On pense réouverture de chemins de randonnées, replantation, voirie sécurisée (...).
Simple vue de l’esprit ? Pas du tout, petit détour dans le sud Manche

L’aménagement permet la mise aux normes
Les vaches de Jérôme Haupais peuvent désormais dormir tranquilles. Installé en 2003 sur 55 ha avec une référence de 210 000 l, notre jeune éleveur s’est retiré une grosse épine du pied grâce à l’aménagement foncier intercommunal entrepris à La Chapelle-Cécelin et St-Maur-des-Bois. “Une opération qui m’a permis d’acquérir une parcelle de deux vergées qui collait au pignon de la stabulation. J’ai pu y construire ma fosse à lisier et me mettre aux normes”. A cet acquis, il faut également ajouter de multiples avantages collatéraux. “Le regroupement de parcelles autour des bâtiments agricoles. La diminution du nombre total d’îlots : de 12 à 6. Le règlement définitif de problématiques de droit de passage (...)”, liste pêle-mêle Jérôme Haupais. 

Economie de carburant et plus de sécurité
Sa vie d’éleveur a d’ailleurs depuis changé et l’organisation du travail s’en est trouvée simplifiée. “Cet aménagement foncier, c’est finalement moins de circulation d’engins agricoles sur les routes, moins de temps dépensé en trajets, moins de carburant consommé, moins de terre abandonnée sur les routes...”. Ce sont des plus notamment du côté de la sécurité routière avec moins de passage de tracteurs avec outils devant l’école et sur des routes sinueuses pas forcément adaptées aux gabarits d’aujourd’hui. 
Pour Sylvain Lebain (chargé de mission Territoire à la Chambre d’Agriculture de la Manche), on peut estimer cette économie de carburant aux alentours de 250 à 350 l/an. “40 l sur le transport d’eau, 100 à 150 l pour l’épandage du lisier et sans doute autant pour les divers déplacements liés aux récoltes et à l’entretien des prairies”. Modeste, penseront certains mais c’est qu’avec le tout herbe, Jérôme Haupais est déjà en système économe. Avec du maïs, on pourrait tabler, à surfaces comparables, sur une économie de 400 l au moins. “Les tracteurs ont un mauvais rendement routier. La consommation d’un tracteur de 80 ch, même avec une faible charge, peut atteindre 35 à 40 l/100 km”, rappelle Christian Savary, en charge du dossier machinisme à la Chambre d’Agriculture de la Manche. 

Au profit des habitants aussi
L’agriculture n’est pas le bénéficiaire unique des aménagements fonciers. Loin s’en faut. Les habitants de La-Chapelle-Cécelin et St-Maur-des-Bois, qui ont voté favorablement en 1996 (14 pour, 5 blancs et 3 contre), peuvent désormais flâner dans de nouveaux chemins pédestres. Un parking a également pu être aménagé au pied de la salle polyvalente. 
Bien-sûr, toute modification d’un parcellaire génère un remodelage du paysage et une restructuration du réseau de haies. “Sur les 70 derniers remembrements dans la Manche, on n’a arraché que 18 % du linéaire et on en replante derrière. Dans les années 1970, c’était du plus de 50 %”, rassure Sylvain Lebain. Quand aménagement foncier et préservation de l’environnement font bon ménage !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
Publicité