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« Mon sol, j’en prends soin pour éviter l’érosion »

Depuis plus de 4 ans les membres du GIEE « mon sol… » travaillent sur la préservation de la fertilité des sols, et la protection ressource en eau sur le bassin granvillais.

Encadré par  des animateurs et conseillers de la Chambre régionale de Normandie et de deux chercheurs de l’Inra de Grignon les agriculteurs ont su mettre en synergie leurs savoirs et expériences pour donner de nouvelles perspectives et ouvrir les champs du possible.
Encadré par des animateurs et conseillers de la Chambre régionale de Normandie et de deux chercheurs de l’Inra de Grignon les agriculteurs ont su mettre en synergie leurs savoirs et expériences pour donner de nouvelles perspectives et ouvrir les champs du possible.
© CRAN

Des sols toujours couverts, des itinéraires techniques revus et simplifiés pour ne pas perturber la vie du sol, l’introduction de nouvelles cultures pour allonger les rotations autant de leviers que les agriculteurs ont mobilisés au cours de ces 4 années de réflexion et de partage en collectif.
Convaincu que les solutions se trouveront collectivement, le GIEE «mon sol » a initié une journée de réflexion sur la co-construction de nouveaux Systèmes de Cultures utilisant le minimum de leviers chimiques et de travail du sol.
Pour relever ce beau challenge, ils ont sollicité leurs collègues membres des GIEE « Manche Agriculture de Conservation »  et «  Lait Bio Bas Carbone », et c’est ainsi que 12 agriculteurs dont 4 en AB se sont retrouvés en mars pour une journée de travail riche d’échanges et de productions de solutions.
Se mettre d’accord sur l’objectif, partager le constat et ouvrir les champs du possible
En pleine période de débat sur l’usage du glyphosate, la réussite de l’exercice  passe obligatoirement par un temps de partage et d’échange.
Quels sont les usages du glyphosate aujourd’hui ? Quelles sont les alternatives ? Demain, comment se passer du glyphosate en agriculture de conservation ?
Encadré par  des animateurs et conseillers de la Chambre régionale de Normandie et de deux chercheurs de l’Inra de Grignon les agriculteurs ont su mettre en synergie leurs savoirs et expériences pour donner de nouvelles perspectives et ouvrir les champs du possible.

Construire par le jeu
L’après-midi a donné place à un travail en 2 sous-groupes  mixant les profils des participants dont la mission était de répondre à la question :
En 2035, sans aucun regard sur ce que vous vivez, sans établir de relation de cause à effet, quels systèmes de cultures proposer comprenant...
L’objectif de l’exercice est simple : se projeter dans 10-15 ans en se déconnectant du contexte actuel, mais  difficile tant le vécu du quotidien peut peser dans la mise en mouvement.
Pour ce faire, rien de tel que le jeu pour libérer les esprits et prendre du plaisir.  L’outil « Mission Ecophyt’Eau® » a été utilisé par chacun des groupes. Il comprend un plateau (façon jeu de société) sur lequel les agriculteurs positionnent leurs systèmes de culture et les caractéristiques techniques associées (assolement, itinéraire technique, fertilisation, phytos…). L’objectif est d’aboutir collectivement à des propositions d’amélioration du système de culture en place en tenant compte des atouts, des contraintes et des objectifs de l’agriculteur. Pour y parvenir, les agriculteurs disposent :
- de cartes (cultures, intercultures, itinéraire) pour la description des systèmes sur lesquelles figurent des informations techniques (délai de retour, dates de semis, dates de récolte, sensibilité aux ravageurs, avantages et inconvénients),
- de pions, pour positionner les interventions phyto et fertilisation,
- de cartes actions pour mobiliser des leviers et concevoir.
Après 2 heures de production, trois systèmes de cultures ont été présentés et partagés entre les participants avec une évaluation de la faisabilité de mise en œuvre et une identification des besoins à mobiliser pour y arriver.

Et après….
Les nouveaux systèmes de culture vont être évalués sous l’angle de la triple performance et en lien avec les indicateurs produits par le groupe. Ils vont aussi alimenter le travail d’expérimentation et de recherche car ils suscitent de nouveaux questionnements : comment associer les plantes entre elles ?  Quelle place pour les plantes compagnes ? Quels outils et méthodes pour une appropriation simple par les agriculteurs ? Quels essais système à l’échelle de la région Normandie ?
Et les agriculteurs présents ont tous souhaités un retour de la production collective pour continuer à avancer individuellement sur son exploitation

Témoignage d’un participant

Le plus difficile est de se projeter en 2035 en faisant table rase des contraintes actuelles. Mais la confrontation des différents systèmes de cultures avec les mêmes conditions pédoclimatiques est très intéressant pour progresser et certains assolements peuvent être appliqués sans difficulté…

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