Aller au contenu principal

Fédération des CUMA Basse-Normandie et caisse régionale Crédit Agricole
Mutualisme et maîtrise des charges en dossiers partagés

La Fédération des CUMA Basse-Normandie et la caisse régionale Crédit Agricole Normandie viennent de renouveler leur convention triennale. Si le mutualisme reste une valeur partagée par les deux réseaux, l'approche économique constitue de plus en plus le carburant de ce partenariat durable.

Anne Gachelin (présidente de la Fédération CUMA Basse-Normandie) et Daniel Epron (président de la caisse régionale Crédit Agricole Normandie) au moment de la signature sous le regard d'Etienne Fels (directeur de la F CUMA, Xavier Linck (président du comité Orne) et Patrick Lemartinel (responsable développement marché agriculture).
Anne Gachelin (présidente de la Fédération CUMA Basse-Normandie) et Daniel Epron (président de la caisse régionale Crédit Agricole Normandie) au moment de la signature sous le regard d'Etienne Fels (directeur de la F CUMA, Xavier Linck (président du comité Orne) et Patrick Lemartinel (responsable développement marché agriculture).
© TG

Le mutualisme est un beau mot. Mais dans une société de plus en plus individualiste, une telle valeur suffit rarement à entretenir un réseau. Alors quand deux chefs de file, Anne Gachelin pour les CUMA et Daniel Epron pour le Crédit Agricole, en font un argument pour signer une convention de partenariat, ils y ajoutent très vite la réalité économique d'un secteur en pleine mutation. "On connait la réalité de l'agriculture avec la réforme de la PAC et la volatilité des prix. Chacun doit résister aux aléas qui ne sont plus que climatiques, invite Daniel Epron. Attention au niveau des charges dans les exploitations. Il faut se mettre  en capacité à dégager une année de trésorerie. C'est difficile à entendre, surtout quand on est en phase de démarrage, mais ce n'est plus comme il y a 20 ans. Il n'y a plus de filet de sécurité".

Savoir anticiper
Et Annie Gachelin de saisir la parole au bond. "Il faut raisonner différemment la gestion de nos exploitations. Cela signifie anticiper. En déléguant nos travaux à travers une CUMA, nous réalisons des économies de charges tout en nous octroyant du temps libre. Nous sommes complètement dans l'anticipation".
Un discours légitimé par les chiffres, exemples à l'appui, démontre Etienne Fels, directeur de la Fédération des CUMA. "Une herse 3 mètres représente un coût de 22 e/ha en individuel contre 14 e/ha en CUMA. Plus parlant encore, le prix de revient d'un chantier complet (herse, semoir, tracteur, main-d'oeuvre + GNR) : 63 e/ha en individuel contre 45 e/ha en CUMA soit un différentiel de 18 e/ha". L'équivalent d'un quintal de blé. Des économies qui expliquent la bonne dynamique cumiste impliquant 12 000 des 16 000 exploitations professionnelles bas-normandes. Toutes CUMA confondues, le chiffre d'affaires (indicateur d'activité) a grimpé de 8 pour atteindre 31,3 Me en 2013. C'est le Calvados qui en profite le plus (+ 15 ) mais avec seulement un CA de 4,5 Me devant la Manche (+ 7 pour un CA de 14,6 Me) et l'Orne (+ 5 pour un CA de 12,2 Me). Parallèlement, le réseau a créé 11 emplois nouveaux. Le développement de l'emploi salarié se confirme d'année en année à travers des chauffeurs/mécaniciens (pour des chantiers complets) et des chauffeurs de désileuse automotrice. On en comptabilisait 26 en fonctionnement dans les CUMA au 31 décembre 2013 mais de nouveaux groupes émergent (3 dans la Manche, 1 dans le Calvados et 1 dans l'Orne).

Raisonner à plusieurs
Le Crédit Agricole Normandie accompagne au quotidien ce développement. "Il faut toujours avoir l'oeil rivé sur ses niveaux de charges, particulièrement les jeunes, insiste Patrick Lemartinel (responsable développement marché agriculture de la Banque Verte). C'est à ce niveau que nos deux réseaux mutualistes constituent un bon moyen pour raisonner chaque investissement. Quand un même message est porté par deux structures, c'est toujours plus efficace". Concrètement, le Crédit Agricole accorde aux jeunes des aides à l'achat de parts sociales de CUMA. Ses collaborateurs participent également financièrement et techniquement à la vie des différentes structures pour y apporter leurs expertises bancaires. "Notre accompagnement se traduit aussi en terme de relation CUMA/Crédit Agricole avec des circuits dédiés" révèle enfin Patrick Lemartinel.
En contrepartie, la Banque Verte dispose du droit d'affiche sur les évènements CUMA comme les Mécaévènements. Ça tombe bien. Le prochain, un Mécasol, se tiendra le 9 septembre prochain dans l'Orne. Un rendez-vous à ne pas manquer qui a pour vocation de drainer les cumistes comme les non-cumistes.

Les principaux investissements
- 20 ensileuses,
- 4 désileuses automotrices, 
- 7 moissonneuses-batteuses,        
- 1 pulvérisateur automoteur,
- 29 tracteurs,                                 - 83 matériels de récolte
de l'herbe,
- 9 téléscopiques,                           - 82 matériels de transport,
- 126 matériels de travail
du sol,
- 69 matériels d'épandage
fumier/lisier.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Publicité