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Normande
“Ne pas avoir peur de normandiser”

L'association des éleveurs de la race bovine Normande du Calvados tient son assemblée générale aujourd'hui. Parmi les sujets abordés, la normandisation des producteurs de Graindorge.

Denys Lerévérend est président de l'association des éleveurs de la race bovine Normande du Calvados depuis le mois de janvier. Cet agriculteur est installé à Castillon-en-Auge sur une exploitation de 70 hectares avec 30 vaches normandes. Pour quelle raison êtes-vous devenu président des éleveurs de Normandes dans le Calvados ? J'ai repris l'exploitation de mes parents. J'ai toujours vécu avec la race normande. Je suis convaincu par cette race. Elle permet une bonne rentabilité économique dans les systèmes intensifs comme extensifs. D'autre part, je suis passionné par la génétique. Cette passion me motive dans mon travail quotidien. Je suis membre du syndicat depuis six ans. En début d'année, j'ai succédé à Yannick Quéguiner devenu président d'UBANOR. J'ai accepté car je suis très bien entouré par les membres et les techniciens. Quels sont les projets du syndicat des éleveurs de Normandes ? Les projets s'inscrivent dans la continuité. C'est le cas pour le développement de la filière AOC du bœuf normand. Nous poursuivons les actions de communication. Nous serons par exemple présents à la fête des AOC de Cambremer en mai prochain. Les transformateurs utilisent de plus en plus de viande normande pour la boucherie artisanale et la restauration. Cette filière est une nouvelle valeur ajoutée pour les éleveurs de la race. L'autre actualité du syndicat, c'est l'accompagnement du phénomène de normandisation. La laiterie Graindorge souhaite normandiser les troupeaux, quel rôle peut jouer votre association ? Accompagné par l'UPRA Normande, nous avons provoqué une réunion avec Thierry Graindorge. Nous devons communiquer. Il faut en parler sereinement et ne pas avoir peur d'évoquer les résultats économiques des normandes. Chaque éleveur a un souci de rentabilité de son exploitation. Il ne faut pas avoir peur de normandiser. La race peut s'adapter à différents types d'exploitations. Notre souci sera d'encadrer au mieux les éleveurs qui normandisent.Concrètement, comment ces agriculteurs seront-ils enca- drés ? Cela passe par la mise à disposition des techniciens de l'association de la race normande. UBANOR et l'UPRA s'impliqueront également. Nous avons les personnes compétentes. Mais, il n'y a pas de solution miracle pour normandiser. La méthode doit être adaptée à chaque système. Il faut néanmoins faire attention à la normandisation par absorption, surtout sur les exploitations qui seront transmises à moyen terme. La répercussion peut être négative sur la valeur du cheptel. Le retour sur investissement est plus rapide en normandisant par la race pure. Je compte donc sur le professionnalisme des éleveurs pour la mise à disposition d'animaux de qualité. Quels sont les autres sujets abordés lors de l'assemblée générale ? En seconde partie de matinée se déroulera l'assemblée générale d'UBANOR. Nous débattrons de la nouvelle loi d'orientation agricole et de ses répercussions sur l'organisation de l'UPRA avec son président suppléant Philippe L'Anthoën. Tout le monde doit y trouver sa place.
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