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Anciens exploitants FDSEA 50
Ne pas se laisser plumer

Jacques Hébert, représentant l’UFC Que Choisir, association de défense des consommateurs, a déroulé, lors de l’assemblée générale des anciens exploitants FDSEA, se déroulant à Saint-Lô jeudi dernier, le tapis des arnaques auxquelles sont confrontés les retraités. Auparavant, Marcel Jeanne, président de la structure, et Thérèse Lefèbvre, sont intervenus notamment sur le pouvoir d’achat, mais aussi les prochaines élections Chambre d’Agriculture sur la liste FDSEA/JA.

Marcel Jeanne, président de la section des anciens exploitants FDSEA, “notre pouvoir d’achat est menacé, nous attendons toujours le respect de la loi votée en 2002 concernant la RCO”.
Marcel Jeanne, président de la section des anciens exploitants FDSEA, “notre pouvoir d’achat est menacé, nous attendons toujours le respect de la loi votée en 2002 concernant la RCO”.
© ec

L’UFC Que choisir, c’est une référence pour le consommateur. « Nous avons 158 associations sur le territoire français depuis 1951. L’antenne manchoise date de 1981. Elle a traité 14 000 dossiers, notamment de litiges ». Si ces fameux litiges représentent une part non négligeable du travail de l’UFC, ses bénévoles effectuent aussi des enquêtes, notamment sur les « déserts médicaux » ou participent aux instances publiques comme les hôpitaux.Pour Jacques Hébert, la liberté des prix, mise en place en 1986, peut s’avérer dangereuse. « Définir une arnaque est parfois difficile. On peut avoir sur un produit un prix de « voleur », mais en toute légalité ». Et de citer au passage les produits en vogue actuellement : le solaire, les pseudo expertises de charpente ou encore l’éolien. « Sur l’éolien, des machines destinées aux maisons individuelles sont parfois vendues jusqu’à 20 000 euros, alors qu’elles ne coûtent que 600 euros à la base. De plus, la qualité suit rarement ». Bref, Jacques Hébert incite les retraités consommateurs à prendre toute leur précaution. « Informez-vous, comparer, faites jouer la concurrence, mais évitez surtout d’acheter en démarchage à domicile. Une signature, il faut le savoir, engage sauf cas bien spécifiques. Ne mettez pas le pied dans l’engrenage ». Et de rappeler que pour certaines professions, comme le bâtiment, tout travail doit être défini par un devis, et ce depuis 1990. « Le devis engage donc le professionnel mais aussi le consommateur qui le signe. Versement d’acompte ou d’arrhes, faites attention. Revenir sur un chèque est compliqué sauf en cas de perte, vol ou manœuvre frauduleuse, alors que l’on peut revenir sur un prélèvement bancaire ». Dernier point, mais non des moindres en région rurale, « méfiez-vous des bonimenteurs de foires et marchés. Idem pour ceux qui se font passer pour des agents de mairie ou d’EDF. Dans tous les cas, lisez les conditions générales de vente du produit proposé et surtout n’oubliez pas que vous avez, soit chez vous, soit à l’extérieur, le choix d’acquérir un bien ou de refuser ».

Retraites à 85% du SMIC

Les élections Chambre d’Agriculture approchent. Elles concernent bien sûr les anciens exploitants de la FDSEA, qui présenteront leurs membres dans leur collège. Hervé Marie, secrétaire général de la FDSEA, est intervenu sur l’importance du vote des retraités, rejoignant les propos de Marcel Jeanne. « Nous demandons notamment aux Pouvoirs Publics de respecter l’engagement pris dans la loi sur la retraite complémentaire obligatoire, votée à l’unanimité en 2002, et d’amener les retraites à 85% du SMIC dans les cinq ans à venir ». Autres demandes, l’accès aux mesures de majorations des plus faibles retraites qui doit être ouvert à tous les non-salariés agricoles ayant une carrière complète, sans avoir à justifier de 17,5 ans de non-salariat ou encore le calcul des futures retraites sur les 25 meilleures années.Marie-Thérèse Lefèbvre est intervenu de son côté sur la dépendance. “C’est un sujet qui touche particulièrement le monde agricole du fait de la faiblesse des revenus des anciens exploitants, sans oublier les départs massifs à la retraite depuis 20 ans”. Le Gouvernement, face au vieillissement de la population souhaite faire plus et mieux. Reste encore à trouver les modalités de financement sur la prise en charge de la perte d’autonomie ou la situation des veufs et des veuves. « La commission de veuvage redoute que de nombreuses personnes bénéficiant de la demie part jusqu’à présent se voient désormais imposées »

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