Aller au contenu principal

Négoce Sauvage : une “multicantonales” et un centre de tri dernier cri

La société de négoce d’animaux Sauvage (La Lucerne d’Outremer-50) a inauguré, le 24 juin dernier, son nouveau centre de tri pour bovins. Rencontre avec Frédéric, gérant de cette entreprise créée en 1977.

Le centre de tri pour bovins de 1 500 m2 couverts a été inauguré le 24 juin à La Lucerne d’Outremer (centre d’un triangle Avranches - Granville - Villedieu). Il a été réalisé par les Ets Joël Chardron (Braffais - 50). Avec la règlementation européenne, la mise aux normes est obligatoire. A noter des parcs de tri couverts sur litière accumulée, centre fermé de l’extérieur avec passage canadien, quai de lavage avec récupération des jus, manipulation sécurisée avec ...
Le centre de tri pour bovins de 1 500 m2 couverts a été inauguré le 24 juin à La Lucerne d’Outremer (centre d’un triangle Avranches - Granville - Villedieu). Il a été réalisé par les Ets Joël Chardron (Braffais - 50). Avec la règlementation européenne, la mise aux normes est obligatoire. A noter des parcs de tri couverts sur litière accumulée, centre fermé de l’extérieur avec passage canadien, quai de lavage avec récupération des jus, manipulation sécurisée avec barrières à fermeture automatique
© TG

"Ne me prenez pas en photo. C’est l’outil qu’il faut mettre en avant, pas moi !” Du stéréotype du marchand de bestiaux (bovins viande, veaux de 15 jours et broutards) , Frédéric Sauvage a gardé quelques attributs comme la blouse noire. Une certaine dose de bagou aussi : “j’achète toutes les bêtes à cornes sauf les escargots (...). Mon entreprise, c’est une multicantonales sud-centre Manche et ouest Calvados (...). Mon métier, ce n’est pas une passion, c’est un sacerdoce sauf que chez nous, on se reproduit (...)”. Mais à gratter un peu la personnalité de ce jeune chef d’entreprise titulaire d’un DESS Management Agroalimentaire, c’est le professionnalisme qui ressort. Un professionnalisme qu’il a partagé le 24 juin dernier en ouvrant les portes de son site. Portes ouvertes organisées avec ELVEA 50 (anciennement APV 50) et les abattoirs SVA Jean Rozé (filiale d’Intermarché). “Plus de 500 personnes dans la journée pour montrer aux éleveurs par où passent leurs bêtes et les rassurer”. Il ne les considère d’ailleurs pas comme des fournisseurs mais comme des clients. La nuance est de taille.  Il achète en confiance.

La carte de la transparence
Il joue la transparence en fournissant le fax de prix de l'abattoir avec le ticket de pesée. “On paye la viande à 8 jours. Mon but n’est pas de faire de la marge mais de prendre juste ma commission”, commission qui permet à cette entreprise de 5 ETP (Equivalent Temps Plein) de s’inscrire durablement dans le paysage en jouant le volume et non la marge. De proposer à qui le souhaite une alternative aux gros faiseurs et surtout un service à la carte “même pour une bête. On fait du détail. On ne charge jamais la nuit. On respecte toujours les horaires. Au-delà du quart d’heure, on passe un coup de fil”.
C’est donc la carte de la niche que privilégie l’entreprise Sauvage et la cabane n’est pas près de tomber sur le chien grâce à de nouvelles cordes qu’elle a su ajouter à son arc. “Nous assurons le transport public d’animaux de ferme. Nous sommes spécialisés dans le transport sécurisé en livrant par exemple directement des vaches en lait entre le vendeur et l’acheteur sans rupture de charge avec un document GDS”, explique Férédéric. Autre illustration avec “la mise à disposition de parcs pour la société Gestel avec laquelle nous collectons et allotons leurs animaux dans le Grand Ouest. Cette entreprise propose la location d’amouillantes laitières pour les éleveurs voulant produire du lait sans apport de capitaux”.

Anticiper les baisses
Une autre alternative dans un contexte de trésoreries tendues sur les exploitations. Frédéric Sauvage le ressent. Et de défendre ses valeurs, “j’essaie toujours d’anticiper les baisses en allant voir mes éleveurs avant”, loin de l’ambiance des marchés qu’il fréquente aussi. Leur devenir n’est cependant pas assuré. “Ce serait dommage, ce sont des indicateurs”, conclut-il.

SVA Jean Rozé : des accords respectés à la lettre
“Quand j’ai commencé il y a 12 ans, tout le monde m’a fermé les portes sauf SVA Jean Rozé”. Frédéric Sauvage entretient donc un lien de confiance avec la filiale d’Intermarché dont la grille de prix est la même pour tout le monde. “C’est le seul abattoir du Grand Ouest à avoir respecté à la lettre tout l’été l’accord signé avec le ministère de l’Agriculture le 17 juin dernier . Les prix ont baissé ensuite à cause d’un écart trop important avec les autres acteurs de la filière qui n’ont pas respecté l’accord”. Et d’insister, à l’heure où Alès fait du bruit, sur le bien-être animal à l’outil Jean Rozé : “le respect des horaires de chargement, paille, musique classique et brumisateurs dans les bouveries..., le top en terme d'abattoir industriel”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

À quelques jours du match, Florian Lemasson était enthousiaste à l'idée de disputer ce tournoi très attendu. Parmi les 450 adhérents de la Coopérative, ils sont nombreux à l'avoir soutenu.
Florian Lemasson, du champ de lin au stade de foot
Florian Lemasson, responsable cultures et semences à la Coopérative linière du nord de Caen, dans le Calvados, s'est illustré…
Florian Lemasson (à droite) est technicien cultures à la Coopérative linière du nord de Caen. Il est intervenu à la réunion hivernale de l'AGPL en décembre 2025.
Un agriculteur dans le stade
Florian Lemasson, technicien cultures dans le Calvados, jouera mardi 13 janvier 2025 contre... L'Olympique de Marseille (OM) lors…
"Nous demandons aux autorités compétentes de renoncer à tout projet de prise en charge de cadavres infectés par la DNC sur le site de Saint-Langis-lès-Mortagne".
Des animaux euthanasiés pour cause de DNC traités par Atemax dans l'Orne ?
Le 19 décembre 2025, un communiqué de presse demandant de ne pas accepter le traitement des cadavres infectés par la DNC sur le…
Lison étant en proximité de la Manche, 20 communes sont ainsi placées sous surveillance suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire.
Grippe aviaire : un cas dans le Calvados, 20 communes de la Manche sous surveillance
Suite à la découverte d'un cas d'influenza aviaire hautement pathogène (grippe aviaire) dans un élevage de volailles à Lison (…
Cédric Dréano est JA à Messei. Il était accompagné de ses enfants (Louane, 9 ans ; Judith, 7 ans ; et Noé, 3 ans) à l'occasion des parades de Noël à Flers.
[EN IMAGES] La parade des tracteurs a illuminé le centre-ville de Flers
Vendredi 19 décembre 2025, les JA des cantons à proximité de Flers, ont participé à la parade des tracteurs de cette ville.
Quentin a acheté un tracteur Valtra d'occasion en Eure-et-Loir afin de regagner en indépendance vis-à-vis des tâches à effectuer sur la ferme.
Quand l'entraide et la solidarité relèvent une ferme dans le Calvados
Après cinq ans et demi à travailler en tant qu'animateur radio, Quentin Enée, 28 ans, a mis sa vie entre parenthèses pour…
Publicité