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Nicolas Declomesnil : « s’engager et apprendre»

Nicolas Declomesnil succède à Jean-Daniel Lacourt à la tête des Jeunes Agriculteurs du Calvados. Il a présidé sa première assemblée générale.

© VM

>> Il y a un peu de turn-over à la présidence des Jeunes Agriculteurs du Calvados. Pourquoi avoir pris votre tour ?
Il faut savoir s’engager. Nous avons une équipe qui veut aller de l’avant. J’ai également envie d’apprendre. Le “turn-over” doit rester derrière nous. Il me reste de nombreux dossiers à approfondir. C’est ce qui me motive.

>> Vous voulez rester longtemps à ce poste ?
Je veux d’abord faire mon mandat, après nous verrons. Comme  tous les agriculteurs, je ne peux pas laisser de côté le travail sur mon exploitation. J’ai deux associés qui prennent leur retraite prochainement...


>> En ces temps de crise, les Jeunes Agriculteurs sont-ils satisfaits de l’accompagnement des Organisations Profession-nelles Agricoles ?
Il ne faut pas être insatisfait des accompagnements proposés par les OPA. Des points restent à régler. Il y a notamment un manque d’information et des problèmes de compréhension. Les jeunes n’ont pas assez connaissance du fonctionnement de ces entreprises.

>> Le débat a parfois semblé tendu...
Non, il n’y a pas eu de tension. Les tempéraments impulsifs sont la particularité des jeunes. Tout le monde s’exprime. Tout le monde a été correct. Les OPA doivent comprendre que nos situations ne sont pas roses. Tout le monde doit se remettre en cause : les JA comme les OPA. 

>> Quel message adressez-vous aux parlementaires présents à votre assemblée générale ?
Les parlementaires nous disent faire remonter nos problématiques. Faire des courriers ne suffit pas.  Nous attendons d’eux qu’ils tapent du poing sur la table. Nous voulons des engagements. Nos parlementaires doivent s’imposer au niveau national et européen. 

>> Les Jeunes Agriculteurs regrettent également l’embargo russe. La porte pourrait s’entrouvrir. Est-ce trop tardif ?
Le marché russe pourrait nous redonner quelques bouffées d’oxygène. Cependant, nous ne récupérerons pas la totalité de nos parts de marchés russes. Ce pays s’est organisé autrement. Il faut anticiper le futur. Le potentiel existe aussi en Afrique. Nous devons réfléchir sur des positionnements stratégiques.

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