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Calvados
Nicolas Jeanthon : installation réussie dans la filière

Nicolas Jeanthon s'est installé hors-cadre familial et sans les aides à l'installation, en reprenant la bergerie d'un ancien client. Il accueille la porte-ouverte du 25 septembre.

© AD

“J'ai dû reprendre la ferme rapidement en 2006 et je ne pouvais pas me dégager assez de temps pour suivre les formations. Du coup, je me suis installé sans les aides à l'installation, se rappelle Nicolas Jeanthon. J'avais besoin de 120 000 € pour reprendre les bâtiments et le troupeau de brebis. Cela a été assez difficile de financer mon projet”. Natif de ce pays, en plein cœur de la Suisse Normande, le jeune éleveur ne pensait pourtant pas devenir agriculteur. Ses parents n'étaient pas exploitants, et après des études en agriculture, il devient tondeur de mouton en suivant l'opportunité donnée par des amis. C'est un ancien client qui lui a ensuite donné l'opportunité de s'installer en lui cédant sa bergerie.

Valoriser au mieux les agneaux
Avec 300 brebis et 46 ha d'herbages, la ferme est encore trop petite. L’exploitation est un peu petite pour honorer les annuités et besoins privés. Pour compléter, Nicolas continue d'assurer son métier de tondeur dans la région, en attendant de pouvoir s'agrandir. “Le mouton est une filière peu connue et un peu dévalorisée en Normandie, déplore le jeune agriculteur. C'est dommage car il y a de la demande, de bons prix et les aides ont été revalorisées. Afin de vendre au mieux nos animaux, nous avons constitué l'association “Agneau du bocage normand” et produisons “l’Agneau de Pays Normand” et le “Couronné Normand” . J'en suis le président depuis trois ans. Nous sommes huit éleveurs adhérents, ce qui nous permet de fournir des agneaux toute l'année. C'est indispensable pour pouvoir être crédible auprès des acheteurs”. Mais avec seulement huit adhérents, Nicolas est lucide. L'organisation reste fragile. Avis aux amateurs, il y a de la place pour de nouveaux éleveurs dans la région.

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