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Calvados
Nicolas Rondel : “j’ai réorganisé mon bâtiment”

Nicolas Rondel, jeune éleveur laitier à Saint-Georges-d'Aunay (Calvados), s'est installé en reprenant une ferme sur aire paillée. Par souci technique et pour le confort de travail, il est rapidement repassé aux logettes.

© AD

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ualité sanitaire du lait, propreté des vaches, gains de paille et organisation du travail. C'est pour tous ces aspects, que Nicolas Rondel, éleveur laitier à Saint-Georges-d'Aunay, a décidé de revenir à un système de bâtiment en logettes. Le jeune éleveur s'est installé en 2008, en reprenant une ferme, dont le grand bâtiment sur aire paillée a été destiné à accueillir le troupeau de 70 vaches laitières. “Dès le début, j'avais l'intention d'y installer des logettes, se rappelle Nicolas Rondel. C'était le système qu'avait choisi mes parents, et pour lequel j'étais le plus habitué. Après le premier hiver que les vaches ont passé sur aire paillée, cela m'a convaincu de repasser rapidement aux logettes. Je passais beaucoup trop de temps à nettoyer les vaches en salle de traite et j'ai eu des problèmes de mammites et de cellules dans le lait. Dès la sortie d'hiver, je me suis décidé à faire les travaux. Ceux-ci ont été réalisés durant l'été 2009. En trois semaines, tout était en place. L'installation a coûté environ 50 000 € tout compris. Je suis seul à travailler sur l'exploitation, je suis bien obligé de déléguer. Je n'ai posé moi-même que les tubulaires”. 110 places ont été créées dans le bâtiment, dont 25 ont été réservées pour les génisses, afin de les habituer. Le troupeau n'a pas eu de mal à s'adapter au nouvel aménagement. Les rares animaux à avoir été perturbés, s'y sont habitué en moins d'un mois.

Parer les vaches une fois par an
Pour concevoir l'aménagement, Nicolas s'est appuyé sur la plaquette éditée par la Chambre d'agriculture. Il a aussi été conseillé par Sylvain Kientz, le conseiller en bâtiments d'élevage de la Chambre d'agriculture du Calvados. “C'est important de bien calibrer l'écartement entre les tubulaires, en fonction du gabarit des vaches”, appuie Nicolas Rondel. Pour le choix du système de tubulaires, l'éleveur a fait confiance aux solutions que proposait l'entrepreneur le plus proche de chez lui, en choisissant la fixation au sol par spit, afin de garder la possibilité de moduler le pas. Chose qui n'a pas été nécessaire jusqu'à présent. “Je n'ai pas installé d'arrêtoir au sol, afin de ne pas être gêné pour le paillage quotidien. Les vaches s'avancent du même coup un peu de trop, et les vingt derniers centimètres de la logette se salissent plus rapidement. Mais je n'ai pas constaté de souillure des mamelles. Les logettes peuvent fragiliser les aplombs des animaux. Je fais parer les vaches tous les ans. Les plus sensibles, le sont une deuxième fois au cours de l'année, et les vaches passent au pédiluve une fois par mois”, détaille l'éleveur.

Moins de paille à stocker, du lisier à gérer
Les emplacements sont poudrés au bactéricide et paillés, directement sur le béton neutralisé. “J'utilise quatre rouleaux de paille par semaine alors qu'il m'en fallait quatorze auparavant”, observe Nicolas Rondel. L'éleveur a ainsi divisé par 3,5, ses besoins en paille, lui permettant de se libérer des capacités de stockage. En bout de course, les effluents sont récupérés sous forme de fumier et de lisier. “Pour moi, c'est une chance d'avoir les deux. Le lisier est un excellent engrais coup de fouet pour les prairies, et le fumier a un effet “retard” intéressant, pour amender des cultures comme le maïs”.
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