Aller au contenu principal

Noble, souple et persillée, la Normande règne à Argentan

Le Festival de l’élevage revient à Argentan, samedi 17 et dimanche 18 mars. L’association mise sur une communication efficace auprès du grand public et des professionnels, pour vanter les mérites de la race territoriale. Anthony Leduc, président de l’association et exploitant agricole à Sainte-Marie-la-Robert (61), détaille les grandes lignes.

Anthony Leduc est installé au Gaec Bas-Normand avec ses parents. Ils traient une centaine de Normandes. « Nous sommes passés en AOP chez Gillot en 2016. Avant, nous étions collectés par Agriaal, notre lait partait chez Sodiaal et nous étions payés par Lactalis. » DR
Anthony Leduc est installé au Gaec Bas-Normand avec ses parents. Ils traient une centaine de Normandes. « Nous sommes passés en AOP chez Gillot en 2016. Avant, nous étions collectés par Agriaal, notre lait partait chez Sodiaal et nous étions payés par Lactalis. » DR
© SB

>>  Le Festival de l’élevage fête ses cinq ans…
Oui, mais le rendez-vous est beaucoup plus ancien. Il s’agissait, avant, de la foire Quasimodo, qui réunissait les forains, les commerçants, les éleveurs. Le rendez-vous commençait à s’essouffler, alors les forains sont restés de leur côté. Les commerçants ont ciblé leur événement sur les produits normands et ont lancé la Fête de la Normandie. Le Festival de l’élevage est né en même temps.

>>  Comment s’est passée l’édition 2017 ?
Nous avons dépassé les 10 000 entrées, les allées étaient pleines. Les entrées sont gratuites, nous voulons garder ce modèle. Cette année, nous composons avec 5 500 € de financement en moins pour le Festival de l’élevage et 7 000 € de moins pour la Fête de la Normandie. Nous cherchons des partenaires privés.

>>  Le Festival de l’élevage suit le Salon international de l’agriculture dans le calendrier. Ce n’est pas un problème ?
Non, au contraire. Nous y voyons plus une chance qu’autre chose. Le salon à Paris fait la promotion du concours d’Argentan.

>>  À qui s’adresse l’événement ?
Au public et aux professionnels. La Fête de la Normandie promeut la région, ses artisans et ses artistes. Nous mettons en lien les consommateurs et les producteurs locaux. Le public pourra déambuler parmi 65 stands. Cette année, Emmanuel Chaunu, dessinateur de presse, entre autres de Ouest-France, sera présent samedi.

>>  Et le festival ?
Le Festival de l’élevage, lui, concerne la partie agricole. Nous comptons sur 160 animaux inscrits aux concours, pour 25 à 30 élevages ornais. L’année dernière, nous avons refusé des inscriptions : nous réduisons le nombre d’animaux par élevage. L’événement est le premier de la Normandie en termes d’effectifs. Nous organisons également un concours viande, ouvert à toutes les races. Il existe depuis quarante ans et nous permet de mettre en avant des animaux de boucherie et de trouver des partenaires. En parallèle, nous avons monté une section de cinq vaches à viande Normandes, prêtes à être commercialisées. L’idée est de proposer aux partenaires des animaux finis.

>>  Comment expliquez-vous l’engouement des éleveurs ?
Je vois plusieurs explications : l’envie de se comparer les uns aux autres car le niveau à Argentan est vraiment relevé. Les critères d’entrée aux concours approchent ceux du Space. Nous aimons aussi nous retrouver entre éleveurs, nous sommes plus d’une centaine à déjeuner ensemble les deux midis. Je vois aussi le côté transmission aux jeunes, qui sont entre 35 et 40 à participer aux concours de présentation.

>>  Quels messages transmettez-vous au grand public ?
Nous voulons faire passer l’idée d’une agriculture durable, de qualité, respectueuse de l’environnement. Une agriculture dynamique, ancrée dans le territoire. La section de cinq vaches permet de communiquer, auprès des spectateurs et des élus, sur le persillé de la race ; sur l’élevage des animaux qui pâturent, dans des champs bordés de haies. Nous expliquons l’utilisation des produits phytosanitaires. Nous vendons un terroir et le maintien de l’environnement. L’année dernière, quatre ont été vendues au Leclerc d’Argentan, à celui de La Ferté-Macé et à un boucher d’Argentan. Quand les animaux sont mis en vente, les enseignes communiquent.

>>  Et aux professionnels ?
La Normande est une race noble. Nous décernons des prix spéciaux pour sa fromageabilité et ses qualités bouchères car la race est mixte et souple.
La réforme d’une laitière est une plus-value. La race a une réelle capacité d’ingestion et de valorisation de l’azote. La Normande est un investissement de départ mais, une fois le capital en place, elle est rentable sur le long terme


>>  Par quoi passe la communication ?
Nous embauchons, la Fête de la Normandie et nous, un professionnel pour tout ce qui est communication en amont : réalisation des flyers, des affiches, du dossier de presse. Je me charge de la partie communication sur notre travail d’éleveur dans la mini ferme normande mise en place sur le site. L’épreuve de tonte, lors des concours jeunes éleveurs, est propice à la discussion avec le public. Le 12 février, nous avons rendez-vous avec les lycéens pour établir le plan de communication, travailler sur les chiffres et la présentation positive de l’agriculture.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Au-delà des annonces affichées au sein du pôle innovation, formation, emploi, les jeunes, les demandeurs d'emploi, ou en quête d'une reconversion, pourront rencontrer des responsables de ressources humaines qui recherchent de nouveaux collaborateurs.
Les nouveautés de la foire de Lessay
La foire de Lessay se déroulera bien en présence d'animaux. Un soulagement pour tous éleveurs, exposants et organisateurs qui ont…
Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Au concours d'arrondissement d'Avranches le 8 juillet, Nicolas Avenel remporte le championnat mâle et femelle ainsi que le prix d'ensemble. Il est suivi de près par Olivier Lejamtel de Le Mesnil-Ozenne. Les deux hommes ont la même passion. D'ailleurs, le bélier présenté l'année dernière au Salon de l'agriculture à Paris par Nicolas Avenel est devenu champion. Il provenait de l'élevage de son collègue.
200 animaux attendus pour fêter les 200 ans du Comice agricole de Brécey - Saint-Pois
L'année 2025 aurait dû marquer les 100 ans de la race Cotentine au comice agricole de Brécey-Saint-Pois. Ce sera le cas en 2026…
Les bouteilles du Pastis du verger s'alignent dans la boutique de la micro-distillerie, près de Caen. On y trouve aussi gin, vodka, cold brew, limoncello.
Le meilleur pastis du monde pris dans un embouteillage
La micro-distillerie C'est Nous trace son bonhomme de chemin depuis dix ans. Pour franchir la marche suivante, la Région…
Cette année, les Jeunes Agriculteurs de Messei accueillent la Fête de la terre, le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers.
Le programme de la Fête de la terre près de Flers
La 48e Fête de la terre se tiendra le week-end des 29 et 30 août à Saires-la-Verrerie, à 8 km de Flers. À cette…
"Nous allons augmenter la population caennaise le temps d'une journée", garantit Clément Lebrun, président de de Vachement Caen (3e en partant de la gauche), au côté de Jean-Yves Heurtin (Chambres), Stéphanie Guillou (Mairie de Caen), Aristide Olivier (Mairie), Bruno François (Conseil départemental) et Marc Millet (Région).
Calvados : l'événement du week-end, Vachement Caen
Au coeur de Caen, dimanche 6 septembre 2026, la 5e édition de Vachement Caen fera la part belle à la diversité.
Publicité