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Coopération
Normandie Bovins à l’aise au sein de Ter’Elevage

Un an après avoir noué un partenariat avec l’union de coopératives Ter’Elevage, Normandie Bovins retrouve du souffle.

Pierre Brohier (président de Normandie Bovins) : "l’efficacité passe par les économies même les plus petites. Nous avons déjà beaucoup fait au niveau de la structure. Aidez nous à poursuivre : groupage des départs, respect des hommes, équipements pour le chargement, suivi des documents d'accompagnement, paiements par virements sont autant de points avec lesquels vous nous ferez gagner du temps et des kilomètres et par là même améliorer notre compétitivité !".
Pierre Brohier (président de Normandie Bovins) : "l’efficacité passe par les économies même les plus petites. Nous avons déjà beaucoup fait au niveau de la structure. Aidez nous à poursuivre : groupage des départs, respect des hommes, équipements pour le chargement, suivi des documents d'accompagnement, paiements par virements sont autant de points avec lesquels vous nous ferez gagner du temps et des kilomètres et par là même améliorer notre compétitivité !".
© TG
Normandie Bovins en 2005, c’est 25 252 bovins apportés par 1 045 producteurs dont 559 dans le Calvados, 315 dans la Manche, 133 dans l’Orne et 38 dans l’Eure. Son assemblée générale l’an dernier avait validé le principe de partenariat gagnant - gagnant avec l’union de coopératives Ter’Elevage(1). "Objectifs : sécuriser les débouchés, renfort financier et promotion des ambitions de la production régionale," avaient insisté les porteurs de projet. Un an après, tous les clignotants ne sont pas encore au vert mais la situation s’est tout de même nettement améliorée. "Il faut du temps pour inverser les tendances, a expliqué Joël Merceron, directeur de Normandie Bovins et Ter’Elevage. La décision de restructuration date du 2 juin 2005 avec un plan social mis en place en octobre 2005 et qui n’a donc pas porté ses fruits sur l’exercice entier". Ce plan social, c’est un effectif qui est passé de 20 à 15 personnes accompagné par un nouvel organigramme. Parallèlement, un plan de trésorerie et de financement a permis de rassurer les banques pendant que le changement de système informatique fluidifiait et rationalisait la communication. L’exercice 2006 bénéficiera donc pleinement de cette restructuration, 2005 restant une année de transition. Nouvelle conjoncture Restructuration d’autant plus vitale que la production bovine s’inscrit dans une conjoncture tout à fait nouvelle. "D’une part, l’application de la PAC au 1er janvier 2006 a amené le découplage des aides. La PSBM et une partie des PAB sont désormais intégrées dans les DPU et il faut raisonner l’intérêt de la production en dehors des aides, a insisté le président Brohier. D’autre part, la situation du marché est profondément modifiée. La production ne couvre plus les besoins de la consommation repartie à la hausse. Nous sommes passés en Europe au dessous du seuil d’approvisionnement et, par conséquence, importateurs de viande bovine. Une telle situation risque fort d’engendrer une certaine volatilité des prix en fonction des besoins de la distribution et des cours des importations. Il n’y a plus de filet protecteur. les abattoirs ont besoin de viande avec un rapport qualité/prix bien défini". Une analyse que partage Joël Merceron qui a rappelé que, pour une consommation en viande bovine de 100 en Europe, on n’en produisait que 83. Parallèlement, l’évolution du nombre d’actifs agricoles ne va pas améliorer le phénomène. "Il est plus facile de cultiver quelques hectares de plus que de reprendre un cheptel", note le directeur de Ter’Elevage. Dans ce contexte, Normandie Bovins insiste sur la contractualisation avec les transformateurs. "Nous avons la chance d’être partenaires d’un groupe qui a ses propres abattoirs (ndlr : dont SOVIBA à Villers-Bocage et Selvi à Alençon). Ils ont besoin de sécuriser leur approvisionnement et nous nos débouchés". Un autre partenariat gagnant/gagnant. Th. Guillemot (1) : avant ce rapprochement, Ter’Elevage était constituée de Terrena (2 450 adhérents), Gerap (630 adhérents) et Gibev (120 adhérents). En 2005, elle a commercialisé 230 491 bovins.
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