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Lin
“Notre coopérative retrouve des capacités d’investissements”

Jean-Baptiste Voisin, le président de la coopérative linière du plateau du Neubourg évoque, à quelques jours de son assemblée générale, la situation de la production et ses perspectives.

La coopérative linière du plateau du Neubourg.
La coopérative linière du plateau du Neubourg.
© (photo d’archives FC)

A quelques jours de votre assemblée générale annuelle, comment appréhendez-vous ce nouveau rendez-vous ?

Nous nous trouvons actuellement dans un climat plus serein que l’an passé à la même époque. Il est plus facile d’appréhender l’avenir d’un outil comme le nôtre dans une période plus stable. Au cours du mois de novembre, lors de nos réunions de secteurs, nous avons communiqué auprès de nos adhérents, sur l’évolution actuelle du marché.


Quels sont les faits marquants de cet exercice passé ?

C’est sans nul doute l’important volume de lin teillé vendu au cours de cet exercice. En effet, plus de 10 000 tonnes de fibres ont été commercialisées. Nous retrouvons un niveau de chiffre d’affaires égal aux années 2005/2006. Les stocks de la coopérative ont été divisés par deux en une année. L’autre fait, à noter, est l’important volume de lin teillé produit sur l’année 2009 : il s’élève à 2 100 kg/ha. La qualité et le rendement, en lin teillé,sont d’un très bon niveau.



On ne peut évoquer votre activité sans parler du marché du lin. Après une période  bien difficile, peut-on aujourd’hui parler de renversement de tendance ?

Même si l’on peut avoir un regard positif sur l’ensemble de la filière, il ne reste pas moins vrai que nous devons rester prudents sur l’évolution du marché du lin. L’expérience de ces dernières années nous a montré que la situation peut très rapidement s’inverser en fonction de la conjoncture internationale. La reprise semble voir le jour au niveau de la consommation mondiale, notamment aux États-Unis. L’Europe de l’Ouest semble à la traîne. Les stocks de fils et de tissus sont faibles. N’oublions pas que nous investissons sans relâche dans la promotion du lin. Celle-ci, effectuée par la CELC, répond largement aux attentes de la filière. Ce sujet sera largement abordé lors de notre assemblée générale.

Et comment la coopérative négocie-t-elle ce revirement positif ?

Ce revirement positif s’articule sur la “confiance” retrouvée auprès des salariés et des adhérents. N’oublions pas que dans une coopérative comme la nôtre, il n’y a pas que des bilans, des comptes de résultats… mais il y a également les “hommes”, véritable poumon de l’entreprise. Semer et travailler le lin dans une dynamique comme celle-ci est encourageant et motivant. Notre structure retrouve ainsi ses capacités d’investissement.

 

(...)


RETROUVEZ LA SUITE DE CET INTERVIEW DANS L'EURE AGRICOLE


EN DATE DU 6 JANVIER 2011


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