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Pascal Férey, président de la FDSEA 50
"Nous avons besoin des propriétaires"

Président de la FDSEA de la Manche, mais aussi de la FRSEA, Pascal Férey souligne l'importance d'accueillir le congrès SNPR à Granville les 26 et 27 juin prochain. « Les 2/3 des terres manchoises sont en fermage. Nous souhaitons que les propriétaires restent des bailleurs ; une donnée importante notamment pour l'installation des jeunes et la pérennité des exploitations".

Pour le président de la FDSEA, la donne foncière change doucement mais sûrement. « Le problème aujourd'hui c'est la vente des terres lors d'un départ à la retraite. Nous avons pourtant besoin des propriétaires. Un jeune qui s'installe ne peut acheter l'ensemble du foncier dont il a besoin". L'importance des capitaux requis pour s'installer dans le secteur agricole, tout le monde le sait,   fait que l'âge moyen des chefs d'exploitation  est plus élevé que celui de la plupart des professions salariées. En effet, le plus souvent le postulant attend le départ en retraite de ses propres parents pour prendre leur succession, tandis que les rares personnes venant d'un autre milieu ont dû exercer auparavant un autre métier pour accumuler le capital nécessaire à la reprise d'une exploitation. Aussi seulement 5 % des agriculteurs exploitants ont moins de 30 ans. "Propriétaires et fermiers doivent donc travailler dans la concertation, notamment sur les baux ». À la FDSEA, on souligne les spécificités agricoles manchoises, «  le lait, la viande bovine, les légumes de primeur  ou encore le porc. Dans chaque filière, la donne foncière est vitale pour aller vers une meilleure efficacité économique ». Il est vrai que l'agriculture demeure le secteur clé de la vie économique mais aussi sociale du département. « Globalement, elle occupe plus de 8% de la population active sur 440 000 ha, soit une proportion plus importante que la moyenne française. Dans le même temps, nous avons fait le choix de conserver un maximum d'agriculteurs, autrement dit nous avons fait le choix des hommes et non des structures. Parfois, un fermier a affaire à 5, 10, propriétaires d'où l'intérêt d'avoir de bonnes relations de part et d'autre ».


Contraintes environnementales


Pascal Férey reste interrogatif face à la multiplicité des zonages, non seulement dans la Manche, mais aussi au niveau régional. « La puissance publique impose trop de contraintes aux propriétaires et fermiers sans leur demander leur avis à travers les SCOT, trames vertes, trames bleues ou encore la loi Littoral. Nous nous demandons si l'État veut encore de nous et si l'agriculture française, la plus importante d'Europe, a encore un rôle à jouer. Un exemple, dramatique, sur 300 sites protégés en France, 100 sont situés en Normandie. Avec de telles contraintes, comment un agriculteur peut-il investir ?". En clair, le président de la FDSEA insiste pour que le rôle social des fermiers et propriétaires soit reconnu. « Nous devons nous battre pour redonner une équité aux paysans. Les politiques doit stopper cette folie de mettre en coupe réglée notre territoire

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