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Covid-19
« Nous étions prêts avant le déconfinement »

La SCEA La Légumière embauche près de 20 saisonniers pour les salades, les carottes et les oignons à Sannerville (14). L’exploitation agricole, qui n’a pas connu le confinement, a mis en place des mesures de protection contre le Covid-19.

SCEA LA LEGUMIERE
Dans le panier pour aller au champ, où la distance d’un mètre ne peut être respectée, le port du masque est obligatoire pour tous. DR
© DR

Le 17 mars, les Français sont confinés. Le travail de chez soi s’organise. « Le maraîchage, ça ne marche pas en télétravail », s’amuse David Hardy, exploitant agricole à Sannerville. Les productions : 30 ha de salades, 17 ha de carottes et 2 ha d’oignons. Il gère, en parallèle avec son frère, un groupement d’employeurs et une structure de production de fraises, framboises. Dès le mois de mars, sans savoir s’ils sont obligatoires, il fait « faire, par une connaissance de mon père, des masques en tissu. Nous avons commandé du gel hydroalcoolique et des visières en plexiglas », retrace l’agriculteur. À l’époque, l’équipe commence à planter les salades, à raison d’un lot par semaine. « Nous embauchions alors quatre ou cinq saisonniers plus les permanents. »

Personne sur la route

Au début de la crise, l’employeur ressent « du stress » lié à la pandémie. « Nous n’avions pas envie qu’un employé l’attrape, que l’équipe se retrouve en quarantaine. » Même son de cloche du côté des salariés : « au début, c’est un peu angoissant, mais ensuite, en respectant la distance d’un mètre et les gestes barrières, en se lavant les mains, ça va mieux », décrit Nicolas Zajewski, salarié permanent depuis un an. Il sourit : « ici, on n’a pas arrêté pendant le confinement. L’avantage, c’est qu’il n’y avait personne sur la route ». Sur la porte de la salle commune, dans la salle, sur la porte des vestiaires, etc. les consignes sur les gestes barrières sont affichées.

Deux tables et des consignes
Puis arrive le mois de mai et avec lui l’embauche de 18 saisonniers. « Nous cherchons du monde de début mai à fin octobre. Des personnes ponctuelles, qui assurent un travail physique au champ », décrit David Hardy. L’équipe était au complet avant la date de déconfinement du 11 mai. « Nous avions commencé juste avant le déconfinement. Nous fournissons des masques à tous les salariés. Son port est obligatoire dans le panier qui les emmène au champ. Ils ont de l’eau, du savon et du gel hydroalcoolique à disposition. J’ai installé une deuxième table pour pas qu’ils ne se retrouvent pas à plus de huit dans la salle à manger. Des visières sont à leur disposition et on demande à ce qu’il y ait une personne à la fois dans les vestiaires », énumère David Hardy. Il n’oblige cependant pas le port du masque dans les champs de salades, où la distance d’un mètre est respectée. « Les gens sont réceptifs, mais nous restons vigilants, car nous devons continuer à travailler. Les salades n’attendent pas. »

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