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FDSEA et JA mettent RTE en cause sur la ligne 400 000 volts
"Nous n'hésiterons pas à bloquer les chantiers"

Pas vraiment satisfaits du dialogue avec RTE, les deux syndicats lancent un dernier avertissement au futur constructeur de la ligne THT 400 000 volts Maine-Cotentin.

Pascal Férey et Ludovic Blin, "nous voulons que les intérêts des agriculteurs soient réellement pris en compte par RTE".
Pascal Férey et Ludovic Blin, "nous voulons que les intérêts des agriculteurs soient réellement pris en compte par RTE".
© ec
La semaine dernière, Pascal Férey pour la FDSEA et Ludovic Blin pour les  JA ont été clairs, « sans prise en considération de nos intérêts, c'est à dire ceux des agriculteurs, pas un seul pylone de la ligne 400 000 volts, découlant de l'EPR, ne sera construit dans la Manche. Nous n'hésiterons pas à bloquer les chantiers ». A la veille des élections, la tension est donc monté d'un cran entre le monde agricole et RTE.
Très ferme, Pascal Férey lance un avertissement aux dirigeants de RTE, « nous ne nous opposons pas, à priori, à la mise en place de la ligne THT si on arrête de nous ignorer ». De concert avec Ludovic Blin, le président de la FDSEA dénonce tour à tour, « une mascarade de débats publics, l'absence de prise en compte des intérêts des exploitants ou des particuliers. RTE veut faire passer sa ligne le plus vite possible et surtout au moindre coût ». Pour la FDSEA et les JA, le projet est déjà bouclé. « Le Préfet, nous en sommes certains, a fixé le tracé du couloir. L'arrêté n'est pas sorti en raison des prochaines élections ».
Nuisances électriques
Décidément très remonté, Pascal Férey revient sur le Grenelle de l'Environnement, auquel d'ailleurs il participait, « tout a été fait pour que personne n'aborde le problème du nucléaire. Aujourd'hui, l'agriculture est l'activité la plus concernée par la ligne 400 000 volts, découlant de l'EPR, nous voulons donc que RTE analyse d'éventuelles nuisances électriques (courants parasites) avec un diagnostic à la clé et prenne évidemment en charge la mise aux normes des installations ». 
Sur le tracé en lui-même, la FDSEA et les JA parlent de justes indemnités. « Pas question d'être lésés comme lors de la construction de la première ligne 400 000 volts. Nous exigeons d'ailleurs de revoir les critères d'indemnisation des préjudices moraux et matériels de 1980 » Bref, plus de transparence,  l'agriculture, par la voix des responsables syndicaux met le marché dans les mains de RTE « la ligne doit se contruire, le tracé doit être le moins dommageable possible avec un protocole d'accord d'indemnisation particulier, complémentaire au protocole national ». Un courrier dans ce sens a d'ailleurs été envoyé aux maires des communes situées dans le fuseau priviliégié par RTE, aux conseillers généraux  ainsi qu'aux candidats des deux échéances électorales.
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