Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Nous restons aux côtés des agriculteurs pendant cette crise

Les assurances continuent leurs activités depuis le début de la crise du Covid-19. Point de situation avec Pascal Loiseau, directeur général de Groupama Centre Manche.

Pascal Loiseau, directeur général de Groupama Centre Manche.
© AN

>> Comment Groupama Centre Manche gère cette situation inédite ?
Nous avons deux priorités dans la gestion de cette crise sanitaire. La première, évidemment, est de préserver la santé de nos collaborateurs, élus et sociétaires. A ce titre, nous avons pris toutes les mesures nécessaires, en cohérence avec les consignes gouvernementales.
La seconde est d’assurer la continuité de notre activité. En cette période de confinement, les demandes de conseils demeurent et des sinistres surviennent toujours, nous devons donc continuer à protéger nos 290 000 sociétaires. C’est le devoir d’un assureur, et c’est pourquoi notre activité a été déclarée « essentielle à la vie de la Nation » par ordonnance du 15 mars 2020. Nous sommes là pour permettre à nos sociétaires de construire leur vie en confiance, c’est notre raison d’être. Quel que soit le contexte, nous devons continuer à instruire leurs demandes, leur proposer nos services et indemniser leurs sinistres.

>> Quelles solutions avez-vous mises en place avant et après l’annonce des mesures de confinement ?
Nous avons agi le plus possible en anticipation, en instaurant une cellule de crise dès la fin du mois de février. En anticipation d’un scénario de confinement, nous avons préparé techniquement le déploiement du télétravail pour le plus grand nombre de collaborateurs, des dispositions pour la livraison de gels hydroalcooliques sur nos sites ont été prises et nous avons communiqué en interne sur les gestes barrières et les précautions à prendre en cas de symptômes. Début mars, toujours avant l’annonce des mesures de confinement, nous avons pris une série de décisions : des restrictions concernant les réunions et rassemblements professionnels, la transformation d’un séminaire de 350 cadres en un rendez-vous digital, ainsi que le déploiement du télétravail pour les parents d’enfants de moins de 16 ans, dès que le président de la République a annoncé la fermeture des crèches et des écoles. Aussi, au niveau institutionnel, nous avons pris une décision majeure concernant l’organisation de nos 250 assemblées générales locales, départementales et régionale : elles ont été modifiées dans leur format classique, et maintenues dans un format « huis clos » et à distance. Enfin, dès l’annonce des mesures de confinement, nous avons généralisé le télétravail afin d’assurer la continuité du service à nos sociétaires, tout en fermant nos 170 agences au public. A ce jour, plus de 90% de nos 1300 collaborateurs sont passés en télétravail. Groupama Centre Manche a fait le choix de ne pas activer le dispositif de chômage partiel.

>> Toutes les activités sont-elles maintenues ou ne faites-vous plus que du conseil à distance ?
La continuité de nos services est assurée à tous les niveaux : de la réalisation d’un devis à la gestion d’un sinistre, en passant bien sûr par le conseil et l’écoute de nos sociétaires. Nous joignons aussi un maximum de nos sociétaires, de manière pro-active, pour prendre de leurs nouvelles. Dans cette situation exceptionnelle, nous sommes plus que jamais à leurs côtés pour les accompagner face aux difficultés qu’ils pourraient rencontrer.

>> A quelles difficultés êtes-vous confrontés et quelles sont vos craintes si la situation perdure ?
Les premières difficultés d’organisation ont été surmontées. L’entreprise a fait preuve d’agilité et les collaborateurs sont pleinement mobilisés au service de nos sociétaires.
Nos équipes informatiques et RH
ont d’ailleurs fait un travail formidable pour adapter nos fonctionnements dans des délais très courts. Bien sûr, comme tous les citoyens, nous espérons avant tout que l’épidémie soit rapidement endiguée et que le nombre de victimes soit limité autant que possible. C’est la priorité absolue, celle de la santé publique.
Puis viendra le défi d’après : celui de limiter les conséquences économiques et sociales. Concernant le secteur de l’assurance et Groupama Centre Manche, il est très difficile d’évaluer à ce stade les conséquences finales de cette crise sanitaire sans précédent. Mais il est clair que les impacts seront importants sur notre volume d’activité et sur notre sinistralité notamment en assurance de personnes.

>> Avez-vous mis des choses en place pour le secteur agricole, qui continue d’exercer ?
Tout d’abord, je profite de cette opportunité pour remercier nos agriculteurs, saluer leur mobilisation et leur travail essentiel en cette période. Comme le dit notre campagne de communication Groupama lancée en début d’année, « vous êtes indispensables au monde ».
L’importance des agriculteurs dans la société n’est pas assez reconnue, pas assez valorisée. J’espère que le grand public en prend pleinement conscience actuellement. Ensuite, je veux dire aux agriculteurs que nous restons à leurs côtés. Nous avons mis en place l’organisation nécessaire pour répondre à leurs demandes et aller vers eux.
Nos conseillers et nos services de gestion restent à leur disposition. Nous restons attentifs à l’évolution de la situation.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité